NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les bureaux de santé publique du Sud-Ouest de l'Ontario pressent le gouvernement provincial de revoir les programmes de soutien au revenu, alors que l'insécurité alimentaire s'aggrave dans la région.
Dans une déclaration commune publiée lundi, les bureaux de santé publique de Middlesex-London, de Windsor-Essex, du Sud-Ouest, de Grey Bruce et de Huron Perth demandent notamment une hausse des prestations d'Ontario au travail ainsi que des mesures pour réduire les coûts du logement.
Dans le Sud-Ouest de l'Ontario, environ une personne sur quatre n'a pas les moyens de payer à la fois son alimentation et ses autres dépenses, comme le loyer.
Un problème de revenu, pas de budget
L'insécurité alimentaire est en hausse au Canada, et les banques alimentaires peinent à répondre à la demande, y compris dans le Sud-Ouest de l'Ontario. On parle d'insécurité alimentaire lorsqu'une personne ne dispose pas d'un revenu suffisant pour couvrir à la fois ses besoins alimentaires et ses autres dépenses essentielles.

La proportion d'Ontariens vivant dans un ménage en situation d'insécurité alimentaire est passée de 16,1 % en 2021 à 24,2 % en 2024, selon Santé publique Ontario. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Felix Desroches
Selon le communiqué commun publié lundi, en 2024, une personne seule qui recevait des prestations d'Ontario au travail dans le Sud-Ouest de l'Ontario ne pouvait pas payer à la fois son loyer et le coût d'une alimentation saine, même en cuisinant à la maison et en gérant soigneusement son budget. Toujours selon le communiqué, ces personnes faisaient face à un déficit mensuel variant de 300 $ à 860 $, selon leur lieu de résidence.
L'écart entre le revenu et le coût d'une alimentation saine est le plus important chez les personnes qui reçoivent des prestations d'Ontario au travail, souligne Ninh Tran, médecin hygiéniste au Bureau de santé publique du Sud-Ouest. Il précise toutefois que le problème dépasse largement les bénéficiaires de l'aide sociale. Selon lui, les ménages à revenu faible ou modeste peinent eux aussi à acheter suffisamment de nourriture tout en assumant leurs autres dépenses essentielles, comme le loyer et les factures.
Beaucoup pensent que l'insécurité alimentaire peut se régler par une meilleure planification des repas ou de meilleures habitudes de cuisine, mais il s'agit avant tout d'un problème de revenu et de coût du logement.
Au-delà des difficultés financières, les bureaux de santé publique rappellent que l'insécurité alimentaire a d'importantes répercussions sur la santé.

L'insécurité alimentaire est liée à une utilisation accrue des services de santé et à des coûts plus élevés pour le système de santé, selon Santé publique Ontario. (Photo d’archives)
Photo : Northwestern Health Unit
Selon Kendall Chambers, diététiste au Bureau de santé publique du Sud-Ouest, les effets de l'insécurité alimentaire vont bien au-delà de la famine : le manque d'accès à des aliments nutritifs entraîne des conséquences importantes sur la santé physique et mentale, et ce, à toutes les étapes de la vie.
Chez les adultes, l'insécurité alimentaire est associée à un risque accru de diabète, de maladies cardiovasculaires, de dépression, d'anxiété et même de pensées suicidaires. Les enfants sont eux aussi touchés : ils présentent davantage de maladies chroniques, comme l'asthme, et peuvent éprouver des difficultés de concentration, de mémoire et de régulation de l'humeur, ce qui nuit à leur réussite scolaire.
Selon Mme Chambers, ces effets peuvent persister à long terme, selon la durée de l'insécurité alimentaire et l'âge auquel une personne y est exposée.
Des solutions axées sur le revenu
Dans la région de London, environ 194 000 personnes, soit 31 % de la population, vivent dans un ménage en situation d'insécurité alimentaire. Cette proportion est supérieure à la moyenne observée dans le Sud-Ouest de l'Ontario, qui s'établit à environ 25 %.
Pour Jennifer Proulx, directrice de la santé familiale et communautaire et infirmière en chef du Bureau de santé publique de Middlesex-London, l'insécurité alimentaire n'est pas un échec personnel, mais un problème qui peut être évité grâce à des politiques axées sur le revenu.
Les gens de notre communauté sont forcés de faire des choix impossibles entre payer leur logement et mettre de la nourriture sur la table.
Les cinq bureaux de santé demandent notamment à la province de mieux soutenir les personnes qui souhaitent quitter l'aide sociale pour intégrer le marché du travail, de bonifier les mesures de soutien au revenu et d'adopter des politiques visant à réduire les coûts du logement. Ils estiment qu'une collaboration entre les gouvernements municipaux, provincial et fédéral sera nécessaire pour s'attaquer au problème.


11 hour_ago
10



























.jpg)






French (CA)