NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Une nouvelle étude commandée par les Banques alimentaires du Québec (BAQ) projette que l’insécurité alimentaire est en voie de s’accentuer de 23,4 % d’ici 2028 dans la province.
Alors que l’insécurité alimentaire s’est imposée comme un enjeu incontournable en 2025, rien n’indique que les choses s’apprêtent à s’améliorer pour la nouvelle année.
L’analyse de la firme économique Aviseo, qui figurera dans un mémoire bientôt présenté au gouvernement du Québec par les BAQ, prévoit que la fréquentation des banques alimentaires augmentera de 4,7 % en 2026, de 7,3 % en 2027, puis de 11,4 % en 2028.
Il s’agirait donc d’une augmentation moyenne de 7,8 % par an. Le même exercice réalisé l’an dernier par Aviseo anticipait plutôt une hausse moyenne de 3,2 % par an entre 2025 et 2027.

Une étude anticipe une hausse marquée des demandes d'aide alimentaire dans les prochaines années. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marie-Michelle Lacroix
Selon les BAQ, l’étude, basée sur des données démographiques gouvernementales, offre un portrait plutôt conservateur de la situation. Les données sur la population fournies par le gouvernement sont toujours inférieures à la réalité, argue le directeur général des BAQ, Martin Munger.
Au cœur de la lutte contre l’insécurité alimentaire, ce dernier juge inacceptable que plus d’un million de Québécois doivent désormais se présenter dans des banques alimentaires chaque mois.

Martin Munger est le directeur général des Banques alimentaires du Québec. (Photo d'archives)
Photo : Capture d'écran / Zoom
À un moment donné, le réseau va craquer, il ne pourra pas répondre à un tel niveau de demande.
Janvier, c'est le mois un petit peu oublié
Toujours fertile en dons alimentaires, la période des Fêtes laissera bientôt place à un ralentissement en janvier, redoute pour sa part Moisson Québec. Les besoins ne s’annoncent en revanche pas moins criants chez les plus démunis de la région.
Moisson Québec indique avoir été sollicité plus hâtivement qu’à l’habitude pour ses traditionnels paniers de Noël distribués lors du temps des Fêtes. 12 000 de ces paniers ont d’ailleurs été distribués récemment jusqu’à Noël.
Cette année, déjà en novembre, on recevait des demandes de gens qui savaient qu'ils allaient en avoir besoin, raconte Élisabeth Fortin, coordonnatrice aux communications pour la banque alimentaire.
D’autres demandes ont au contraire été plus tardives et urgentes. Ce sont des gens qui, à la toute dernière minute, ont finalement réalisé qu'ils avaient besoin d'un petit coup de pouce pour passer au travers de la période des fêtes, poursuit Élisabeth Fortin.
L’accroissement de la demande alimentaire a ainsi particulièrement mis sous pression les divers organismes de la région avec lesquels collabore Moisson Québec, à un point tel que ceux-ci ont été beaucoup plus difficiles à trouver.
Aussitôt décembre terminé, les équipes de Moisson Québec sont déjà à pied d'œuvre pour subvenir aux besoins des familles en janvier, un mois plus difficile pour les ménages, d’après Élisabeth Fortin.

Élisabeth Fortin est coordonnatrice aux communications chez Moisson Québec.
Photo : Radio-Canada / Alexandre Vallée-Roy
Janvier, c'est le mois un petit peu oublié et où les besoins sont particulièrement élevés.
Les mois de février et mars figurent eux aussi parmi les plus délicats de l’année de Moisson Québec.
Plus globalement, le réseau de la banque alimentaire est lui mis à rude épreuve depuis quelques années, lui qui pouvait autrefois desservir une moyenne de 35 000 bénéficiaires par mois.
Depuis la pandémie, ça a plus que doublé. Depuis cinq ans maintenant, on s'adapte à une demande qui est trop élevée pour notre système de base, signale-t-elle.
Face à la tendance à la hausse des demandes d’aide alimentaire, Élisabeth Fortin partage les mêmes inquiétudes que Martin Munger.

À Québec, la Bouchée généreuse est l'un des organismes travaillant avec Moisson Québec pour lutter contre l'insécurité alimentaire. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
En vue de la nouvelle année qui débute, Moisson Québec souhaite pouvoir compter sur une plus grande prévisibilité afin de faciliter sa distribution de denrées.
L’insécurité alimentaire doit impérativement être l’un des enjeux centraux des élections provinciales à venir en octobre 2026, ajoutent de leur côté les BAQ.
Je souhaite vraiment que les partis politiques rivalisent de créativité pour proposer des mesures pour faire baisser l'insécurité alimentaire et la pauvreté. Ça ne peut pas continuer comme ça au Québec, tranche Martin Munger.
Avec les informations de Louis-Simon Lapointe


5 month_ago
43



























.jpg)






French (CA)