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L’inoccupation des locaux commerciaux stagne dans Saint-Roch, mais les efforts continuent

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Un local commercial sur cinq est vacant dans le quartier Saint-Roch. Cette proportion est demeurée stable depuis un an grâce aux interventions municipales, croit la Ville de Québec. Elle se donne d’ailleurs l’objectif d’abaisser la proportion de locaux vacants à 10 % d’ici 2029.

En un an, cette proportion est passée de 17 % à 19 % dans le secteur, a révélé la conseillère municipale de Saint-Roch–Saint-Sauveur, Elainie Lepage. On dénombre 74 locaux vides sur 384.

En fait, on pense que, sans les subventions, le taux de vacance aurait augmenté plus drastiquement, a-t-elle expliqué en conférence de presse mardi matin, au restaurant Le Courtbouillon.

Elle faisait référence au fonds spécial pour Saint-Roch, un programme d’aide lancé en mai 2025 pour favoriser la croissance économique des commerces existants et stimuler l’arrivée de nouveaux joueurs dans le quartier.

Les sommes totalisant un million de dollars prévues dans cette enveloppe sont déjà écoulées, moins d’un an après leur annonce, selon la conseillère. Elle précise que la Ville a dépassé le montant fixé au départ et a accordé 1,3 million $ en aide financière au total.

L’élue n’exclut pas de reconduire le programme de subvention lors d’une deuxième phase à l’automne, mais elle précise que la Ville veut se donner le temps de bien étudier la question et de préciser les besoins commerciaux plus précis du quartier.

Elainie Lepage sourit à la caméra devant un mur de briques.

Elainie Lepage est conseillère municipale de Saint-Roch–Saint-Sauveur.

Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau

Ça fait quand même une différence

Dix-neuf commerces du quartier Saint-Roch ont pu bénéficier de cet appui financier, pour un montant maximum de 75 000 $, couvrant jusqu'à 50 % de leurs dépenses.

Le restaurant Poulet frit Wong, établi depuis 2024 sur la rue Saint-Joseph, a reçu 75 000 $ grâce au programme.

Ça a allégé le processus, avec l'achat du matériel, on a pu agrandir notre équipe, cite sa directrice des opérations, Véronique Lavoie.

Quand on a commencé le restaurant Wong, il y avait juste les patrons qui travaillaient, les quatre propriétaires qui étaient sur place. Et là, maintenant, on est rendus avec une équipe de plus de 10 employés, et [la subvention] nous a aidés comme ça, énormément, ajoute-t-elle.

Deux personne regardent la caméra debout dans un restaurant.

Isaac Pineault, copropriétaire de Gecko Bloc, et Véronique Lavoie, directrice des opérations de Poulet frit Wong.

Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau

La subvention aurait aussi influencé le choix de l’emplacement du futur centre d'escalade intérieur Gecko Bloc, qui doit ouvrir prochainement sur le boulevard Charest.

Ce n'est pas que ça, mais on avait un autre local qu'on convoitait, qui était plus du côté de Sainte-Foy, raconte Isaac Pineault, copropriétaire du futur commerce.

C'est sûr qu’un 75 000 $, ça fait quand même une différence pour nous en affaires [...]. Donc, c'est sûr, c'est un bon montant, ça fait une différence assez importante quand même, de voir ce montant-là et l'implication de la Ville au niveau du secteur, dit celui qui a également rencontré l’ancien conseiller municipal du district, Pierre-Luc Lachance, en amont de son projet.

Bien établir les besoins

D'autres actions sont aussi envisagées pour enfin faire baisser le taux d'inoccupation des locaux commerciaux de Saint-Roch. La Ville s’est d’ailleurs donné l’objectif d’abaisser la proportion de locaux vacants à 10 % d’ici 2029.

Et les locaux à très grande superficie, comme ceux des défunts magasins La Cordée et Laliberté, présentent une difficulté de plus, de par leur taille.

La Société de développement commercial (SDC) Saint-Roch entend donc dresser un portrait-diagnostic clair de la superficie des locaux vides et des besoins commerciaux du secteur.

Selon sa directrice générale, Catherine Pelletier, il faudra se demander : Est-ce qu'on développe? Comment on développe? Est-ce que ce sont les services de proximité qui manquent? Quel type de service de proximité?.

Catherine Pelletier sourit à la caméra.

Catherine Pelletier est directrice générale de la SDC Saint-Roch. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Flavie Sauvageau

Elle explique que Saint-Roch a la chance de compter plusieurs pharmacies, par exemple, mais peu de quincailleries.

C’est une consultation, mais ça va être davantage des échanges qualitatifs pour s'assurer vraiment de creuser la question, ajoute-t-elle.

La SDC veut aussi créer un comité composé de propriétaires de locaux commerciaux, de résidents et de commerçants du quartier pour penser hors de la boîte.

Elle souhaite venir diversifier les locaux vacants existants, de voir comment leur donner une seconde vie. La reconversion de grands locaux en halles et en espaces artistiques ou de cotravail est envisagée et souhaitée.

Créer des halles, amener des restaurateurs, des artisans, avoir des espaces d'échange, du coworking, des salles de conférence, de petits spectacles. Est-ce que ça peut être un endroit intérieur qu’on peut venir animer? Je pense que le rôle de la SDC aussi peut être très intéressant dans ça, ajoute Mme Pelletier.

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