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Un juge a rejeté l’injonction déposée par une avocate, qui demandait d’empêcher la destruction d’un campement qui servait d’abri à plus de 100 itinérants à Saskatoon.
Crystal Fafard, l’avocate à l’origine de cette injonction, n'est pas surprise par le rejet de sa demande par Richard Danyliuk, juge de la Cour du Banc du Roi. Elle indique que cette demande avait été faite très vite pour tenter de contourner une situation urgente.
L’un de nos raisonnements est qu’on espérait que la cour prenne cela au sérieux et je pense que cela a été le cas, dit-elle. On voulait aussi sensibiliser le public sur la situation qui empire à Saskatoon.
Une vingtaine de tentes avaient été érigées sur un terrain entre la 20e avenue Ouest et l’avenue K, alors que d’autres tentes avaient été placées le long d’une barrière d’un terrain qui appartient à la Ville de Saskatoon.
Le Service des incendies de Saskatoon avait indiqué aux personnes qui vivaient dans le campement qu’il allait le démanteler la semaine dernière.
Quelque temps plus tard, le conseil municipal avait indiqué qu’il attendrait la décision de la Cour concernant l’injonction de Crystal Fafard.
Le juge Richard Danyliuk avait reçu la demande lundi et avait indiqué qu’il rendrait son jugement en 24 h.
Crystal Fafard indique que le juge a rejeté sa demande, car elle n’avait pas de qualité pour agir dans cette affaire, et qu’il y avait des défis de procédure et de preuves.
Dans sa décision, le juge a indiqué que la loi était un outil brut qui tente de répondre à la crise de logement. Il a aussi souligné sa propre enfance passée dans l’ouest de la Ville et indique que la détérioration de cet endroit est triste et donne à réfléchir.
Où est la réconciliation dans tout ça?

David Fineday, un Autochtone de 70 ans qui est malvoyant, habite dans le campement depuis plus de trois semaines.
Photo : CBC/Phil Tank
David Fineday, un Autochtone de 70 ans qui est malvoyant, a rejoint le campement depuis plus de trois semaines. Il est le porte-parole du collectif.
Il indique que le campement compte entre 100 à 150 personnes et que plusieurs autres les rejoignent chaque jour.
Rencontré mercredi, David Fineday indique que plusieurs personnes ont peur.
Plusieurs m’ont demandé ce qui était arrivé et s’ils devaient partir. Certains ont même commencé à ramasser leur affaire, dit-il.
David Fineday a indiqué qu’il aimerait rencontrer des dirigeants provinciaux et municipaux, avant que le campement ne soit démantelé
Malgré les défis, cela ne l'a pas empêché de porter un chandail orange mercredi pour marquer la Journée de la vérité et de la réconciliation.
Où est la réconciliation dans tout ça?, dit-il. Qu’est-ce que cela veut dire? Il semble que personne ne sait, parce qu’il n’y a rien qui arrive.
David Fineday a cependant salué le travail des bénévoles venus distribuer de la nourriture.
Ils viennent nourrir, nous donner des bâches et nous aider. C’est ça la réconciliation.
Dans un communiqué publié mardi, le conseil municipal a indiqué qu’il avait pris connaissance de la décision de la cour dans cette affaire, et qu’il suivra les procédures établies par rapport au campement et qu’il travaillera avec diverses agences pour s’assurer que ceux qui sont vulnérables recevront le soutien dont ils ont besoin.
David Fineday a indiqué que la mairesse de Saskatoon, Cynthia Block, et le conseiller municipal Senos Timon ont visité le campement.
En date de mercredi, CBC/Radio-Canada avait recensé environ 60 tentes sur les deux terrains où se trouve le campement.
Avec les informations de Phil Tank


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