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Un mois après le grave incident survenu à l'aéroport de Bruxelles, un rapport officiel jette un nouvel éclairage sur la façon dont un Airbus A320neo de Scandinavian Airlines (SAS) a failli décoller depuis une voie de circulation (taxiway) au lieu de la piste. L'appareil avait déjà atteint une vitesse élevée avant que les pilotes ne parviennent à freiner in extremis.
Selon le rapport préliminaire de l'Air Accident Investigation Unit (AAIU), un organisme indépendant chargé d'enquêter sur les accidents et incidents aériens, l'incident survenu dans la soirée du 5 février était encore plus critique qu'on ne le pensait initialement. L'avion, avec 158 personnes à bord, se dirigeait vers Copenhague et avait reçu l'autorisation de décoller depuis la piste 07R. Afin de gagner du temps, le contrôle aérien avait proposé un itinéraire plus court vers la piste via l'intersection C6.
Dans l'obscurité et sur une chaussée mouillée, les pilotes pensaient se trouver à l'intersection C6, alors qu'en réalité ils se trouvaient encore sur la voie de circulation parallèle E1. La confusion a peut-être été accentuée par le fait que le contrôle aérien a éteint la barre d'arrêt rouge à la véritable intersection C6 au moment où les pilotes approchaient de la mauvaise bifurcation. De plus, un panneau d'information lumineux important le long de la voie était défectueux à ce moment-là.
Le copilote a identifié l'erreur
Le commandant de bord a remarqué pendant l'accélération que la visibilité vers l'avant "se rétrécissait de plus en plus", mais c'est le copilote qui a finalement identifié l'erreur et a donné l'ordre "stop, stop, stop". Les freins et les inverseurs de poussée ont alors été utilisés au maximum. L'avion avait déjà atteint une vitesse de 127 nœuds (environ 235 km/h), alors que la vitesse de décision pour pouvoir interrompre le décollage en toute sécurité était de 132 nœuds. L'appareil s'est finalement immobilisé juste à temps, à seulement quelques mètres d'une clôture et de la route publique.
"La N-VA veut ma tête parce que je suis francophone : j'empêche l'aéroport de Zaventem de se développer illégalement"L'enquête complète sur les facteurs humains et les procédures du contrôle aérien pourrait encore prendre un an.
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