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VIDÉO - L’avocat et chroniqueur sur RMC a été particulièrement sévère avec Coppélia Moreau, étudiante et militante au NPA Jeunes Révolutionnaires.
Lundi, Olivier Truchot a reçu dans «Les Grandes Gueules» sur RMC et RMC Story Coppélia Moreau. En défendant l’abrogation de Parcoursup et de Mon Master, la militante et représentante du comité Interfac IDF s’est attirée les foudres des personnes présentes sur le plateau. Parmi elles, Charles Consigny s’est montré particulièrement virulent avec la jeune femme.
«On est sans doute tous les caricatures de nous-mêmes. J’assume, je suis sans doute une caricature, mais vous, madame, c’est quand même costaud. On se demande si c’est une vraie personne ou si c’est une comédie», a débuté le chroniqueur. «C’est une mobilisation qui a lieu en ce moment. Je ne suis pas la seule à le dire. Je ne sais pas si vous avez vu les lycéens, les étudiants, il y a deux, trois petites mobilisations», a ironisé Coppélia Moreau en réponse à l’attaque de l’avocat.
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Charles Consigny a continué de plus belle. «J’ai l’impression d’être face à une comédienne d’une série sur une chaîne de télévision qui jouerait la militante étudiante très à gauche. C’est sympathique, mais bon», a-t-il ajouté avant de se défendre d’être «agressif» et «méprisant» envers la militante : «Je dis ça parce que j’ai le sentiment que tout ça est très surjoué. Une mauvaise comédienne, j’aurais dit».
Franchement, monsieur, je vous le dis, vous êtes ridicule
Coppélia Moreau à Charles ConsignyPiquée au vif, Coppélia Moreau n’a pas manqué de lui répondre : «Attendez, monsieur, moi, je vous respecte, mais là, vous êtes en train de vous attaquer à une colère sociale qui existe aujourd’hui. La colère que moi, j’exprime sur le plateau, c’est la colère de plein de jeunes aujourd’hui qui se retrouvent sans avenir. Est-ce que vous vous rendez compte aujourd’hui ? Vous avez dit à des lycéens et à leurs parents : “Toi, tu n’auras pas d’université”, des lycéens qui travaillent toute l’année pour avoir leur bac, qui font comme ils peuvent, qui ont des bonnes notes et qui n’ont même pas le bac. Ne venez pas mépriser, monsieur, notre colère».
«Je ne méprise pas. Ce n’est pas du mépris. Je note que vous êtes militante au Nouveau Parti anticapitaliste. Vous venez ici parler de travailleurs. Les travailleurs, c’est sûr, c’est un lexique du nouveau monde. Ça ne rappelle pas du tout les périodes de totalitarisme de gauche. Excusez-moi, le langage marxiste, c’est un très vieux langage», a-t-il, à son tour, ironisé. «Je crains que vous viviez dans une fiction», a poursuivi le chroniqueur rappelant que les frais d’inscription aux universités américains sont exorbitants. «Vous savez comment ça s’appelle ? Ça s’appelle le réel. Allez voir en Asie les classements PISA [programme international pour le suivi des acquis des élèves, NDLR]. Ils nous humilient les Asiatiques, les Chinois, les Japonais, les Coréens. On est ridicules», a-t-il insisté.
Après une coupure publicitaire, Charles Consigny a été encore plus loin en empêchant la militante de s’exprimer. «Vive la sélection au bac, vive l’excellence ! Vive la sélection à la fac, relevons le niveau ! Vive la sélection au bac ! Vive l’excellence ! À bas la médiocrité et le gauchisme ! », a-t-il scandé au même moment où la jeune femme parlait. «Franchement, monsieur, je vous le dis, vous êtes ridicule», a déploré l’étudiante. «Je ne sais pas lequel des deux est le plus ridicule», a réagi l’avocat. C’est finalement Olivier Truchot qui mettra un terme à l’échange.


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