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Par Mathilde Seifert
Publié le 28/10/2026 à 21h59, mis à jour le 28/10/2026 à 22h11

L’épouse de Nicolas Sarkozy a accepté de revenir sur sa maladie, diagnostiquée en 2019, devant les caméras de M6 dans le cadre du documentaire «Cancer, la vie devant» diffusé mardi 3 novembre.
Passer la publicité Passer la publicité«4 millions de Français ont ou ont eu un cancer.» Parmi eux, Carla Bruni . La compagne de Nicolas Sarkozy, évoquant rarement le sujet de sa maladie, a choisi de se confier aux caméras de M6 dans le cadre de la réalisation d’un documentaire intitulé «Cancer : la vie devant» diffusé mardi 3 novembre et d’ores et déjà disponible sur la plateforme M6+.
Aux milieux des récits de Florent Pagny, Jarry, Yaël Braun-Pivet, Alice Detollenaere, Camille Lacourt et d’autres personnes anonymes, Carla Bruni a pris le parti de raconter sa «traversée intime, sans tabou ni faux-semblant». Le film d’une heure et demie suit la chronologie vécue par les malades avec, pour premier chapitre, l’annonce du diagnostic.
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«J’ai été diagnostiquée d’un cancer du sein hormonodépendant en 2019», a amorcé la mannequin et chanteuse. «On m’a annoncé qu’il fallait faire une petite biopsie mais moi je n’ai pas particulièrement paniqué. Entre le moment où on me l’a annoncé et l’opération, je me suis dit que c’est un message que m’envoie mon corps. C’est un message intéressant, il y a quelque chose émotionnellement qui ne va pas, peut-être dans mon hygiène de vie. Je me suis dit qu’il faut que je trouve ce qui ne va pas. Et j’ai fait un chemin tout à fait positif que je n’aurai jamais fait sans ce cancer», a-t-elle admis avec le recul.
Et de poursuivre, plus tard, en évoquant son processus complexe de guérison. «La première année, j’ai râlé contre l’hormonothérapie. Ça enlève le sommeil, ça fait beaucoup transpirer. Et puis au bout d’un an il s’est éclairé dans mon cerveau l’idée que l’hormonothérapie était un traitement actif et que si la moindre cellule cancéreuse arrivait dans l’un de mes deux seins, il allait la détruire. Et ça, ça m’a beaucoup aidé aussi» a expliqué Carla Bruni face à la caméra de M6, tout en partageant un message de prévention : «Il faut que les femmes qui font l’hormonothérapie comprennent que c’est une petite bénédiction.» Et les chiffres sont du côté de l’épouse de Nicolas Sarkozy. Les femmes qui prennent leur traitement jusqu’au bout sont 95% à ne pas rechuter dans les 3 ans.
«J’ai eu la version la plus légère»
Carla Bruni a également souhaité passer un message, celui de ne pas avoir peur d’aller faire des examens. «C’est une crainte profonde, que je peux comprendre, pour laquelle j’ai beaucoup d’empathie, mais c’est une crainte absurde. Plus le cancer est petit, plus le danger est petit», a-t-elle martelé avant de poursuivre en détaillant sa propre expérience : «Ma chirurgie était minime, je ne me suis pas retrouvée sans le sein, je n’ai pas eu de chimiothérapie donc j’ai eu la version la plus légère de ce cancer et la raison pour laquelle j’ai eu la version la plus légère c’est que je fais mes mammographies chaque année.»
Celle qui a avoué avoir ajouté des séances de sport dans son quotidien a tout de même confié : «Je viens de finir l’hormonothérapie, je suis sans doute guérie mais j’ai peur des métastases, j’ai peur des rechutes. Mais j’essaye de ne pas vivre dans la peur. Là par exemple, pendant que je vous parle, je n’ai pas peur, donc la vie c’est maintenant», a conclu Carla Bruni, un grand sourire aux lèvres.


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