Les défenseurs d’une justice pénale internationale forte sont effarés. Cette semaine, l’administration Trump pourrait annoncer des sanctions massives et globales contre la Cour pénale internationale (CPI). L’ultime assaut d’une volonté, comme le soulignait le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, de «démanteler la CPI brique par brique». Mardi à la tribune de l’ONU à New York, le président Donald Trump a enfoncé le clou: il a appelé tous les Etats parties à la CPI à se retirer.
Jusqu’ici, la seconde administration Trump s’était contentée de sanctionner le procureur en chef désormais déchu Karim Khan, la présidente de la Cour, la Japonaise Tomoko Akane, ainsi qu’une dizaine de collaborateurs dont les procureurs adjoints et le procureur en charge du cas du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour d’éventuels crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Cette fois, les mesures américaines risquent de porter un coup «dévastateur» à la CPI, admet Stephen Rapp, l’ex-ambassadeur de l’administration Obama pour les crimes de guerre.


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