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Un rideau numérique s’abat sur l’Europe, au nom de votre sécurité.
La contagion autoritaire s’étend au continent
Cette initiative s’inscrit dans une offensive paneuropéenne. Sous couvert de protéger la jeunesse, les gouvernements nationaux resserrent leur emprise sur les espaces numériques. L’Union européenne, par son Règlement sur les services numériques (DSA), fournit l’arsenal légal permettant amendes colossales et interdictions pures et simples. X a déjà écopé d’une amende de 120 millions d’euros pour des infractions présumées. En France, après le vote d’une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, les bureaux parisiens de X ont été perquisitionnés dans le cadre d’une enquête sur des données illégalement extraites.
Le ministre étranger aux affaires Jean-Noël Barrot n’exclut pas une interdiction totale, accusant la plateforme de nuire au débat public. Le Royaume-Uni envisage un bannissement pour mineurs inspiré du modèle australien, tandis que l’autorité de protection des données enquête sur Grok. Le Danemark a annoncé une interdiction pour les moins de 15 ans, avec des exemptions possibles. Les Pays-Bas, le Portugal, la Grèce et l’Autriche emboîtent le pas. Le Parlement européen, lui, appelle à un âge minimum de 16 ans pour les réseaux sociaux.
La protection de l’enfance, alibi d’un contrôle totalitaire
Derrière le noble prétexte de la protection des mineurs se cache un projet bien plus sinistre : la confiscation des identités numériques. En France, l’interdiction des VPN est désormais à l’étude, ce qui imposerait une vérification d’identité généralisée. La CNIL met en garde contre une surveillance permanente et la suspicion systématique de l’anonymat. Ces mesures, présentées comme salvatrices, servent en réalité à maîtriser le « double digital » des citoyens. Alors que des études révèlent les effets néfastes des écrans – un tiers des enfants britanniques ne savent pas manipuler un livre physique, un jeune français sur trois ne lit plus –, le gouvernement français promeut paradoxalement l’IA à l’école dès 2025-2026.
Le véritable enjeu est le contrôle d’un bien précieux : l’identité numérique. Aurore Bergé, en justifiant la fin de l’anonymat par des exemples australiens, révèle l’ambition d’une censure préventive, surtout à l’approche des élections. Aux États-Unis, des républicains dénoncent une censure par l’UE via le DSA. Les restrictions pour mineurs ne sont que le prélude à un verrouillage généralisé de l’espace numérique européen, où toute expression divergente devient suspecte.
par Yoann
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