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L’école trilingue Vision Saguenay fait parler d’elle sur la scène provinciale puisqu’elle a reçu le prix innovation de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) jeudi soir pour son projet pilote marche-étude.
Il s’agit d’une période de 20 à 30 minutes durant laquelle les élèves sont placés deux par deux et où ils révisent des notions pédagogiques, comme des verbes, des mots de vocabulaire, des concepts mathématiques, tout en déambulant dans les rues du quartier ou dans des sentiers en forêt.

Les jeunes se réjouissent de pouvoir apprendre tout en prenant l'air.
Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis
Il va vraiment y avoir une intention d’étude dans cette marche-là. L'enseignant va nommer, par exemple, une régularité orthographique ou un temps de verbe à étudier, et les élèves vont vraiment être dirigés. Ça peut être accompagné d'une feuille d'étude, ça peut être une discussion plus ouverte, un rappel des connaissances avant un examen, par exemple. Et ils sont en équipe de deux. Donc on va vraiment chercher la collaboration entre les élèves, a précisé l’enseignante de 6e année, Véronique Julien, qui est derrière ce projet.
Le personnel constate de nombreux bienfaits depuis l’implantation du projet. Les notes pour les évaluations de vocabulaire, de verbe et de calcul mental ont notamment augmenté de 15 %. Les enseignants constatent aussi que les élèves sont plus concentrés, moins stressés et plus calmes lors du retour en classe après la période de marche.
À partir du moment où je l'ai fait régulièrement tous les jours ou presque, j'ai vu une amélioration des résultats, une amélioration de la rétention et un vocabulaire développé chez les élèves. Parce qu'on marche, on n'a pas le choix d'utiliser les bons mots. Si on marche, puis on dit le truc, la chose, quand on n'a pas de support visuel, bien ça ne fonctionne pas, on ne se comprend pas, a affirmé Mme Julien.
Elle considère que cette façon de faire peut s’appliquer à un nombre important de matières, puisqu’il s’agit d’une pratique qui demande peu de préparation.
Naissance du projet
Le projet est né il y a trois ans. Mme Julien, qui est enseignante en éducation physique de formation, ressentait le besoin de bouger avec ses élèves lorsqu’elle enseignait en classe.
J'avais déjà moi-même un grand besoin de bouger et j'ai remarqué ce besoin-là chez mes élèves. Alors je me suis dit qu'il fallait que je trouve une façon de pouvoir bouger plus pendant que j'enseignais des cours qui étaient plus magistraux, comme le français, les maths ou tout autre cours qu'on va plus enseigner en classe de façon statique habituellement, a-t-elle expliqué.
Aujourd’hui, cinq classes sur sept à l’école Vision ont adopté cette pratique. De nombreux enseignants le font au quotidien, beau temps mauvais temps.


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