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Après des décennies de lutte pour la création d’une université francophone, l’arrivée de l’Université de l’Ontario français (UOF) en 2021 a transformé l’offre, mais la vitalité de la francophonie repose aujourd’hui sur l’agilité et la collaboration des institutions existantes.
L’émission Dans la mosaïque, animée par Martine Laberge, a réuni les dirigeants de quatre établissements postsecondaires francophones et bilingues de la région du Grand Toronto, pour discuter des enjeux liés à l’évolution de l’offre francophone.
La table ronde a réuni :
- Carole Nkoa, vice-présidente du Centre Sud-Ouest du Collège Boréal ;
- François Bleytou, directeur du bureau du recrutement étudiant et à la promotion des études de l’Université de l’Ontario français ;
- Valérie Florentin, vice-principale aux affaires académiques du Collège universitaire Glendon ;
- Hélène Grégoire, directrice de La Cité à Toronto.
Est-ce que le financement suit les ambitions de l’éducation en français dans la métropole?
Pour Carole Nkoa, vice-présidente du Centre Sud-Ouest du Collège Boréal, la responsabilité des établissements est de s’adapter, d’être agile, pour garantir l’accès et la qualité des programmes face aux réalités de financement.
Parce qu’on n’a qu’une seule vocation ; c’est de former et de garantir une nouvelle génération de professionnels bilingues, ajoute-t-elle.
Un élève qui sort de 12e a 31 options de choix pour aller étudier, si on ajoute les collèges et universités, dans tout le centre sud-ouest, explique François Bleytou, directeur du bureau du recrutement étudiant et à la promotion des études de l’Université de l’Ontario français. Ajouter une université dans ce système n’est pas une mince affaire, précise-t-il, et ce, aussi en considérant la concurrence bilingue et anglophone.
Devrait-on financer davantage selon la mission linguistique et communautaire plutôt qu’une mission académique?
On enseigne de manière bilingue depuis soixante ans, donc donc la mission linguistique, là encore j’y crois forcément, dit Valérie Florentin. La vice-principale aux affaires académiques du Collège universitaire Glendon dit aimer cet environnement décomplexé bilingue permettant d’apprendre. Est-ce qu’on peut séparer vraiment la mission linguistique de la mission académique? Pas sûre, dit-elle.
Selon Carole Nkoa, le nerf de la guerre, c’est plutôt de valoriser l’arrivée des nouveaux professionnels bilingues qui vont enrichir le marché du travail ontarien. À cet égard, elle dit constater que les conversations semblent évoluer, notamment avec la table de concertation postsecondaire, rassemblant les présidents et les directions des différents collèges.
Le plus d’options on peut offrir en français au niveau postsecondaire, plus on va pouvoir garder nos jeunes dans les écoles francophones.
Diriez-vous qu’on commence à réellement former un écosystème dans la région?
Pour Valérie Florentin, vice-principale aux affaires académiques du Collège universitaire Glendon, la collaboration entre les établissements permet de mieux répondre aux besoins des francophones selon les meilleures pratiques. Un écosystème, ça laisse présager que tout le monde travaille ensemble dans un but commun, mutuellement bénéfique les uns aux autres, affirme-t-elle.
Carole Nkoa, vice-présidente du Centre Sud-Ouest du Collège Boréal, dit voir une complémentarité au niveau des programmes. Selon elle, l’accueil des baccalauréats dans les collèges permet de créer un attachement et longévité dans la relation avec l’étudiant.
François Bleytou mentionne l’importance de la collaboration, s’appuyant sur un proverbe africain : Tout seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin. Il a constaté, lors de missions à l’international, attirer plus d’attention en s’alliant avec d’autres collèges et universités.
Avec les informations de l’émission Dans la mosaïque


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