NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
À Saskatoon, une adolescente de 14 ans s'est vue imposer un engagement de ne pas commettre d’acte de terrorisme par la Cour provinciale. Son compte TikTok avait été signalé à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) le 10 février dernier, soit le même jour que la fusillade qui a eu lieu à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique. Aucun lien n’a cependant été constaté entre les deux incidents.
La police a arrêté la jeune fille alors que sa mère l’a déposée à l’école.
Après une fouille de son casier et de sa maison, les policiers ont retrouvé un manifeste ainsi qu'un plan de son école dessinée à la main. Des objets construits avec de l'adhésif ressemblant à des armes à feu ont aussi été découverts dans sa chambre. Cependant, la police n’a pas trouvé d’armes réelles.
L'adolescente a comparu devant la Cour provinciale, à Saskatoon, mercredi. Elle a consenti aux conditions de l’engagement de ne pas commettre d’acte de terrorisme. Son identité est protégée par la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.
L’engagement offre une intervention, promeut la réhabilitation et protège adéquatement le public, a expliqué Kirsten Janis, procureure de la Couronne, durant le procès.
En vertu de l’engagement, l'adolescente doit suivre une thérapie pour la déradicalisation et la réhabilitation. Son accès à Internet sera également limité aux appareils sous surveillance policière.
La durée maximale de l’engagement de ne pas commettre d’acte de terrorisme est de 12 mois.

Aleida Oberholzer, l'avocate de la défense.
Photo : Radio-Canada
Aleida Oberholzer, avocate de la défense, estime que les conditions de l’engagement garantissent la sécurité du public et le soutien durable aux jeunes pour que la situation ne se reproduise pas après les 12 mois écoulés.
Je pars du principe que la peur d'être inculpé, puis de passer par la procédure de l'audience sur la mise en liberté sous caution et celle de l’engagement de bonne conduite devrait suffire, note l'avocate.
Je pense que, dans ce cas précis, le public aimerait savoir que les adolescents bénéficient également de l'aide dont ils ont besoin pour leur avenir.
Les conditions de l’engagement de ne pas commettre d’acte de terrorisme diffèrent de celles que la jeune fille devait respecter au cours des deux derniers mois.
Auparavant, elle n’avait plus le droit d’accès à Internet et devait rester en présence de sa mère en permanence. Ces conditions lui avaient été imposées le 30 mars dernier, à sa sortie de l'établissement de détention juvénile, où elle était restée pendant sept semaines.
L’enquête de la police
Selon la procureure Kirsten Janis, le 10 février dernier, l'organisme américain pour contrer l’extrémisme Anti-Defamation League Center avait signalé un compte TikTok à la GRC.
Les publications sur ce compte démontraient un intérêt pour la planification d’une fusillade dans une école. Le FBI a également signalé le même compte.
Le compte faisait partie d’une communauté d’admirateurs qui était obsédée et glorifiait des auteurs de massacre, en particulier de la fusillade survenue à l’École secondaire Columbine, aux États-Unis, en 1999.
La procureur avait présenté à la Cour une vidéo prise par un policier de la GRC concernant les publications qui étaient sur le compte. Sous une image du compte, qui a maintenant été supprimé, l'adolescente avait écrit : J'aurais aimé que TikTok soit une école et d'avoir une arme à feu en ma possession.
Le 2 février dernier, le compte avait publié une photo d’un t-shirt blanc avec l’inscription Sélection naturelle ainsi qu’un trench noir. Selon Kirsten Janis, il s'agit des vêtements portés par les auteurs de la fusillade à l'École Columbine.
Rien ne s’est passé aujourd’hui, j’ai changé d’avis, je n’étais pas assez préparée.
La procureure de la Couronne explique que beaucoup d'internautes inquiets se sont demandé s’ils devaient signaler le compte dans la section des commentaires.
En se basant sur l'arrière-plan des publications, les agents de la GRC ont déduit que la détentrice du compte vivait à Saskatoon. La police fédérale a contacté le Service de police de Saskatoon, en particulier le programme d’agent de liaison en milieu scolaire, pour identifier l’adolescente.
La GRC a également contacté SaskPower pour obtenir l’adresse IP du compte.
Un jour que le compte a été signalé, l'adolescente a été identifiée et elle a été arrêtée à son arrivée à l’école. Elle portait un trench noir similaire à celui des assaillants de Columbine. Elle répondait à des accusations pour avoir proféré des menaces.
Des échos de la fusillade à La Loche

Un mémorial avait été installé devant l'école communautaire de La Loche, après la tuerie de 2016.
Photo : Radio-Canada / Matt Kruchak
Le juge Miguel Martinez s’est adressé à la jeune fille directement après avoir écouté la procureure de la Couronne et l’avocate de la défense.
Miguel Martinez était un juge à Meadow Lake en 2016, soit au moment de la fusillade survenue dans une école à La Loche, une communauté au nord-est de la Saskatchewan. La fusillade avait fait quatre morts et sept blessés.
Le juge a expliqué qu’après l'incident, une enquête a démontré que le tueur de La Loche fréquentait des sites sur la fusillade de l'École Columbine et d’autres incidents similaires et que ses activités en ligne du tireur n’avaient pas été signalées.
Miguel Martinez note cependant que, contrairement à l'adolescente accusée à Saskatoon, le responsable de la fusillade à La Loche avait eu accès à des armes à feu.
Le juge s’estime satisfait de l'imposition d'un engagement de ne pas commettre d’acte de terrorisme.
C’est pour protéger le public; c’est préventif. Ce n’est pas tous les jours que les forces de l'ordre ou le système judiciaire agissent avant que des faits graves ne se produisent, dit-il.
Le but aussi est de te soutenir [l'adolescente], de t’aider à traverser une période difficile et de protéger le public.
Le 11 février, un autre adolescent a été arrêté et a été accusé de proférer des menaces. Il a été mis en liberté conditionnelle, le 17 février, en attendant d’être jugé.
Avec les informations de Hannah Spray


1 day_ago
64



























.jpg)






French (CA)