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France 27/05/2026 18:10 Actualisé le 27/05/2026 18:29
La célèbre verrerie du Loiret ne s’en sort pas. En difficulté financière, l’entreprise aux 243 salariés s’apprête à demander son placement en redressement judiciaire.

GUILLAUME SOUVANT / AFP
La marque française avait failli disparaître en avril 2024, avant d’être reprise en coopérative par ses salariés quelques semaines plus tard (image d’illustration).
Nouveau revers pour les verres de la cantine. Deux ans après sa reprise en coopérative par les salariés, la célèbre verrerie Duralex, en difficulté financière, s’apprête à demander son placement en redressement judiciaire en début de semaine prochaine, a appris l’AFP ce mercredi 27 mai auprès de plusieurs sources proches du dossier.
L’annonce pourrait intervenir dès lundi, selon certaines sources. L’une d’elles a qualifié de « sombre » la situation de l’entreprise qui emploie 243 salariés, estimant qu’une gestion « catastrophique » l’avait conduite à une « impasse ». « Les caisses sont vides et les salariés n’ont touché que 50 % de leur dernière paie », a-t-elle ajouté.
Si le tribunal de commerce d’Orléans accède à cette demande et accepte de placer l’entreprise sous sa protection, l’entreprise connaîtrait son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d’années.
Des hauts et des bas
La marque, connue pour sa vaisselle réputée incassable avait failli disparaître en avril 2024, avant d’être reprise en coopérative par ses salariés quelques semaines plus tard.
En novembre 2025, le fleuron de l’industrie française se tournait vers le grand public pour lever cinq millions d’euros en émettant des titres financiers pour assurer la poursuite de son redressement. L’objectif avait d’ailleurs été atteint en quelques heures. Les patrons de Duralex avaient alors précisé que cela ne voulait pas dire que l’entreprise était « sauvée ».
Mais depuis l’officialisation mi-avril du départ de son directeur général, François Marciano, figure emblématique de la reprise de la marque en société coopérative et participative (Scop), de nombreuses incertitudes entourent la situation de l’entreprise.
Des objectifs « intenables »
Remplacé par Peggy Sadier, qui occupait jusque-là les fonctions de directrice marketing et commerciale, François Marciano aurait été « mis à pied » d’après la CGT. Son fils Antoine, qu’il avait nommé au poste de directeur financier et dont les compétences « n’ont pas été démontrées » selon une source proche du dossier, a connu le même sort.
François Marciano avait annoncé que le chiffre d’affaires de Duralex devait atteindre cette année ou en 2027 la barre des 35 millions d’euros pour retrouver l’équilibre financier, avant d’espérer viser 39 millions d’euros en 2030. Ces objectifs étaient difficiles à atteindre, voire « intenables » pour plusieurs observateurs.
Les difficultés du groupe du Loiret étaient relatées dans la presse locale ces derniers jours. Selon La République du Centre, la Confédération des Scop estimait qu’un « éventuel redressement judiciaire constituerait une étape de protection de l’entreprise », précisant que le « statut coopératif » de l’entreprise n’expliquait pas ses difficultés économiques.
Le ministère de l’Économie avait, de son côté, indiqué vendredi 22 mai qu’un audit de l’entreprise était en cours, à la demande de l’État, en raison d’une situation de trésorerie « tendue ».


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