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Par Stanislas Poyet, correspondant à Jérusalem
Publié le 13/10/2026 à 19h35

DÉCRYPTAGE - Pour la deuxième fois en quatre ans, le président Mahmoud Abbas ajourne un scrutin qu’il ne pouvait pas contrôler. Le report prive l’Autorité palestinienne d’une occasion de renouveler sa légitimité et met à mal les engagements pris envers ses soutiens occidentaux.
L’annonce n’a pas surpris. Samedi 10 octobre, Mahmoud Abbas a repoussé les élections législatives palestiniennes, prévues le 28 novembre, au 11 septembre 2027, avec une présidentielle le même jour. À 90 ans, le président de l’Autorité palestinienne invoque les entraves israéliennes. Comme en 2021, l’ajournement préserve son pouvoir, mais prive l’Autorité d’une occasion de renouveler sa légitimité et de préparer son retour à Gaza.
Le contexte est celui d’une crise de confiance profonde. Mahmoud Abbas a été élu en janvier 2005 pour quatre ans. Il n’a jamais remis sa présidence en jeu. Les dernières législatives remontent à 2006 : remportées par le Hamas, elles ont précédé la rupture entre le mouvement islamiste, maître de Gaza, et le Fatah, qui dirige l’Autorité en Cisjordanie occupée. Le Parlement ne siège plus depuis 2007. Le président gouverne par décrets. Dans le sondage réalisé début août par le Centre palestinien de recherche sur les politiques et les enquêtes, 79 % des personnes…


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