NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un autre épisode de la bataille politique sur les gaz de schiste a eu lieu jeudi au parlement. L’Assemblée nationale a adopté une motion pour rappeler que « la recherche et la production d’hydrocarbures ne sont plus permises au Québec depuis l’adoption » d’une loi en 2022, alors que l’aspirante première ministre Christine Fréchette a laissé entendre récemment qu’elle est ouverte à relancer la filière.
Dépôsée par le Parti québécois, la motion a été adoptée à 91 voix contre 3, et même les élus caquistes qui appuient Mme Fréchette ont voté en faveur.
Mentionnons entre autres le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, le ministre de l’Économie et de l’Énergie, Jean Boulet, la présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, le ministre des Finances, Eric Girard, et bien d’autres ministres et députés.
Rappelons que l’autre candidat dans la course à la direction de la CAQ, Bernard Drainville, s’est pour sa part opposé à rouvrir le débat sur les gaz de schiste.
Mercredi, le ministre de l’Énergie, Jean Boulet, avait défendu à la période de questions la position de sa candidate — même si ce n’est pas, ou pas encore, la position officielle du gouvernement — en affirmant que c’est pour assurer la transition énergétique, pour augmenter l’offre et réduire notre dépendance aux hydrocarbures provenant de l’étranger.
Tacle à Blanchette Vézina
La motion adoptée jeudi comportait aussi un énoncé qui visait la députée indépendante de Rimouski, Maïté Blanchette Vézina, recrutée cette semaine par le Parti conservateur du Québec (PCQ) d’Éric Duhaime.
En effet, du temps où elle était mairesse de Sainte-Luce en 2019, son conseil municipal avait adopté une résolution pour demander au gouvernement de fermer la porte à l’exploitation des hydrocarbures sur son territoire.
Or, Mme Blanchette Vézina s’aligne maintenant sur le PCQ et soutient qu’il faut se permettre d’explorer ces hydrocarbures et de rouvrir le débat.
La motion « rappelle les initiatives menées par les citoyens et les élus municipaux de partout au Québec, y compris à Sainte-Luce au Bas Saint-Laurent, afin d’empêcher l’exploration et l’exploitation de gaz de schiste sur son territoire et de protéger l’eau des nappes phréatiques ».
Mme Blanchette Vézina a voté contre, tout comme les députés indépendants Youri Chassin, de Saint-Jérôme, et Pierre Dufour, d’Abitibi Est.
Promesse internationale
Si Mme Fréchette est choisie par la CAQ le 12 avril pour succéder à François Legault et relance l’industrie des gaz de schiste, le Québec contreviendrait à des engagements internationaux.
Lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, la COP26, en novembre 2021, le premier ministre Legault a fait adhérer le Québec à la Beyond Oil and Gas Alliance (BOGA), une alliance d’États qui ont renoncé à l’exploitation des hydrocarbures.
Pour consacrer son engagement, le gouvernement caquiste a fait adopter en 2022 la « Loi mettant fin à la recherche d’hydrocarbures, à leur production et à l’exploitation de la saumure ».
Dans la liste des considérations énoncées au début du texte de loi, le gouvernement rappelle d’ailleurs que « face à l’urgence climatique, le Québec est engagé dans la transition énergétique » et que le Québec « s’est déclaré lié, en 2016, à l’Accord de Paris de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques ».
De même, la loi rappelle que « le Québec vise à atteindre la carboneutralité » à l’horizon 2050 et que, « pour atteindre la carboneutralité, les États doivent cesser tout nouvel investissement dans la recherche ou la production d’hydrocarbures ».


3 month_ago
23


























.jpg)






French (CA)