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À Lyon, Quentin Deranque, un militant néofasciste de 23 ans, a été roué de coups à la suite d’un affrontement entre militants d’antifascistes et d’extrême droite. Il est mort ce week-end. Une enquête pour homicide a été ouverte.
Mardi 17 février, quatre militants de l’ex-Jeune Garde ont été arrêtés. Parmi eux selon Le Parisien, un collaborateur parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, cofondateur du groupe antifasciste en 2018.
La France insoumise, qui a soutenu la démarche antifasciste de la Jeune Garde, nie toute responsabilité dans ce drame. Le mouvement insoumis est pourtant accusé d’être le responsable des violences par une partie du spectre politique. « La Jeune garde tue et LFI devrait le condamner », a lancé mardi le ministre de la justice Gérald Darmanin à l’Assemblée nationale.
Sous nos yeux s’opère un retournement spectaculaire. Alors que l’extrême droite est responsable d’une grande partie des violences politiques en France, les antifascistes sont soudainement qualifiés de fascistes par des politiques et des éditorialistes.
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, enregistrée le 17 février à 17 heures, peu avant l’annonce des interpellations.
Avec :
- Sébastien Bourdon, journaliste, auteur de Drapeau noir, jeunesses blanches. Enquête sur le renouveau de l’extrême droite radicale (éd. Le Seuil, 2025) et de Une vie de lutte plutôt qu’une minute de silence. Enquête sur les antifas (éd. Le Seuil, 2023) ;
- Isabelle Sommier, sociologue, coordinatrice de l’ouvrage Violences politiques en France. De 1986 à nos jours (éd. Presses de Sciences Po, 2021) ;
- Ugo Palheta, sociologue, auteur de Comment le fascisme gagne la France (éd. La Découverte, 2025) ;
- Marie Turcan, journaliste à Mediapart.


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