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vidéo A la suite d’une tentative de putsch avortée à Niamey, Alger a dépêché des avions de chasse et de transport sur le sol nigérien. Cette opération d’assistance militaire inédite marque un tournant historique dans la politique étrangère algérienne.

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En exposant publiquement la livraison d’un détachement aérien majeur à l’aéroport de Niamey, incluant des chasseurs Soukhoï Su-30 et des avions de transport Iliouchine en présence du général-major Rachid Cheblaoui, Alger opère un virage stratégique sans précédent. Historiquement attachée à une stricte doctrine non interventionniste pour se démarquer des puissances néocoloniales, « l’Algérie abandonne sa réserve traditionnelle pour adopter les codes d’une puissance militaire orthodoxe », explique Frédéric Bobin, journaliste au Monde.

Alors qu’elle privilégiait jusqu’ici « la médiation discrète dans les zones d’ombre entre gouvernements et groupes rebelles, elle s’arroge désormais le droit de voler ouvertement au secours d’un Etat ami menacé ». Cette projection extérieure ostentatoire concrétise l’aggiornamento stratégique amorcé lors de la révision constitutionnelle de 2020, qui autorisait pour la première fois l’envoi de troupes hors des frontières nationales.

Au-delà du soutien immédiat au gouvernement nigérien, ce déploiement sert de levier diplomatique crucial : il offre à Alger le canal le plus accessible pour amorcer un réchauffement de ses relations et renouer le dialogue avec l’ensemble des pays de l’Alliance des Etats du Sahel.

Service vidéo du Monde

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