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La province de l’Alberta va tester la teneur en plomb et en cuivre de l’eau potable dans tous ses bâtiments, afin de vérifier le niveau de toxicité pour la santé.
Environ 200 bâtiments sont concernés selon l’appel d’offres publié par le gouvernement. Il s’agit notamment de l’Assemblée législative provinciale à Edmonton, des musées ou encore des foyers collectifs gérés par la province.
Si les tests révèlent des problèmes ou une détérioration des réseaux d'approvisionnement en eau, la province prendra immédiatement les mesures nécessaires, a déclaré Alex Cattran, attaché de presse du ministre des Infrastructures, Martin Long, dans un courriel.
Un enjeu de santé publique
Le gouvernement fédéral a fixé une concentration maximale acceptable de plomb dans l’eau, mais il demande aux administrations locales de mettre tous les moyens en oeuvre pour diminuer ces niveaux au plus bas.
Selon un rapport publié en 2019 par Santé Canada, les effets du plomb sur la santé varient en fonction du taux d’exposition, mais des études ont montré une diminution des capacités cognitives, une augmentation de la pression artérielle et des troubles rénaux chez les adultes, ainsi que des effets néfastes sur le développement neurologique et le comportement chez les enfants.
Selon Santé Canada, le plomb était largement utilisé dans les conduites d’eau au Canada jusqu’en 1975.
Plus tôt cette semaine, la municipalité de Yellowknife a annoncé que des tests avaient mesuré des niveaux de plomb supérieurs à la norme dans certaines installations de ses bâtiments, dont l’hôtel de ville.
Les écoles potentiellement concernées
Parmi la liste des édifices albertains qui seront soumis aux tests, l’école pour sourds de l’Alberta à Edmonton sera contrôlée.
Selon le bureau du ministère des Infrastructures, la province n’a pas l’intention de tester d’autres écoles et il incombe aux différents conseils scolaires de mener ces évaluations.
Joanne Anderson, du conseil scolaire de Calgary, a déclaré que ce dernier n’avait pas prévu de mener une campagne de contrôles, mais qu’il en effectuera sur des sites spécifiques si des préoccupations étaient soulevées.
Selon l’appel d’offres, la province prévoit de finaliser ces tests ainsi que les rapports d’ici le printemps prochain.
Avec les informations de La Presse canadienne


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