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  • Prise illégale d'intérêts : non-lieu requis pour Alexis Kohler, l'ex-bras droit ...

L'ancien secrétaire général de l'Élysée était soupçonné de prise illégale d'intérêts dans l’enquête autour de ses liens familiaux avec l'armateur MSC.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 14:40 | mis à jour aujourd'hui à 16:27 - Temps de lecture :

Alexis Kohler. Photo Sipa/Jeanne Accorsini Alexis Kohler. Photo Sipa/Jeanne Accorsini

Un non-lieu a été requis au bénéfice de l'ex-bras droit d'Emmanuel Macron, Alexis Kohler, dans l'enquête pour prise illégale d'intérêts autour de ses liens familiaux avec l'armateur MSC, a-t-on appris ce mercredi auprès du parquet national financier (PNF). Les réquisitions de non-lieu ont été « rendues et signées » le 31 août, a précisé le PNF. Le juge d'instruction doit désormais se prononcer, soit en suivant les réquisitions du parquet, ce qui mettrait un terme au dossier qui a marqué le premier quinquennat du chef de l’État, soit en renvoyant Alexis Kohler, 53 ans, en procès.

Alexis Kohler, mis en examen depuis 2022 dans ce dossier, est aujourd'hui directeur général adjoint de la Société générale. Proche d'Emmanuel Macron, il a été son directeur de cabinet au ministère de l’Économie puis secrétaire général de l’Élysée de 2017 à 2025. La justice l'a mis en cause pour avoir participé comme haut-fonctionnaire à plusieurs décisions relatives au groupe franco-italien MSC, dirigé par les cousins de sa mère, la famille Aponte.

Les faits antérieurs à 2014 prescrits

D'abord entre 2009 et 2012, lorsqu'il représentait l'Agence des participations de l'État (APE) aux conseils d'administration de STX France (devenu Chantiers de l'Atlantique) et du Grand port maritime du Havre (GPMH), deux entreprises ayant des liens commerciaux avec MSC. Puis entre 2012 et 2016, lorsqu'il était à Bercy au cabinet de Pierre Moscovici puis d'Emmanuel Macron.

La portée du dossier avait toutefois été nettement réduite en juillet, lorsque la cour d'appel de Paris a décidé que tous les faits antérieurs à 2014 étaient prescrits. Les poursuites pour complicité contre deux autres hauts-fonctionnaires, Jean-Dominique Comolli et Bruno Bézard, ont été en conséquence abandonnées. Sollicité, Alexis Kohler n'a pas réagi dans l'immédiat. « Depuis le début de ce dossier, où l'on a déploré l'intervention directe du chef de l’État, le parquet s'oppose à ce qu'un juge et un tribunal indépendants puissent en avoir connaissance », a réagi Me Jean-Baptiste Soufron, qui représente l'association Anticor, partie civile.

Emmanuel Macron avait exprimé à plusieurs reprises sa « confiance » en son secrétaire général de l'époque, et lui avait aussi apporté son soutien via une « note personnelle » mi-2019 envoyée au PNF, assurant qu'Alexis Kohler n'était jamais intervenu, au moment où il était son directeur de cabinet à Bercy, dans des dossiers liés à MSC. Cette note avait suscité une vive polémique.

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