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À la suite d’une attaque armée ayant coûté la vie à deux soldats israéliens, Benyamin Nétanyahou a annoncé vouloir "détruire cet endroit et le transformer complètement". Les ONG dénoncent une "punition collective".
Publié le 26/10/2026 14:32
Temps de lecture : 1min
Des immeubles résidentiels vides du quartier Deir Al-Baha après le déplacement 2 000 personnes par l'armée israélienne. (JOHN WESSELS / AFP)
À Hébron, quelques jours après le lancement d’une vaste opération militaire dans deux quartiers à l’ouest de la ville, près de 2 000 Palestiniens ont été déplacés de force. L'opération fait suite à une attaque armée ayant coûté la vie à deux soldats israéliens. Benyamin Nétanyahou a annoncé vouloir "détruire cet endroit et le transformer complètement". Les deux assaillants venaient de ces quartiers, selon l’armée, mais pour les habitants, il s'agit d'une "punition collective". L’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem met en garde contre une "campagne de nettoyage ethnique".
Dans le quartier de Deir Al-Baha, impossible de rentrer. Les soldats israéliens tiennent la zone barricadée, ils menacent l'ensemble des journalistes et des habitants à bout portant. Cela n'arrêtera pas Hijazi Tamimi. Il souhaite retourner dans sa maison, occupée par l'armée, pour y récupérer des médicaments. "Les soldats sont chez moi. Ils ont détruit l'intérieur de ma maison, mais je suis prêt à creuser un tunnel pour y retourner", assure-t-il.
Le vieil homme est déterminé. Il passe tout d'abord sans problème devant les blindés. Mais quelques heures plus tard, Hijazi Tamimi est retrouvé inconscient, à terre. Il est blessé, et à l'hôpital, il assure avoir été agressé par l'armée. "Ils m'ont insulté. Ils ont dit des choses absurdes. Puis un ou deux d'entre eux, je ne me souviens plus exactement, se sont mis à me frapper avec leurs pieds. Aux jambes, à la poitrine, aux épaules. L'un d'eux m'a saisi par la tête. Puis ils m'ont repoussé de force. J'ai continué à marcher jusqu'à ce que je parvienne à une zone habitée. Ensuite, je ne me souviens de rien. Je ne sais pas comment je me suis retrouvé ici."
Il peine à respirer, mais parvient tout de même encore à dire : "Nous ne partirons pas. Nous ne serons ni expulsés ni déplacés", affirme Hijazi Tamimi.
"Nous resterons sur nos terres, même si ce n'est réduit qu'à un tas de terre."
Hijazi Tamimi, habitant de Deir Al-Baha
à la presse
Autour de lui, une discussion se fait entendre dans la salle d'hôpital au sujet des élections en Israël. Peu de Palestiniens ont espoir que le résultat du scrutin ne change quoi que ce soit à leur destin.
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