NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Huit personnes, dont une employée de Disneyland Paris, sont renvoyées devant la justice. L'audience aura lieu en juillet 2026.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 18:15 | mis à jour aujourd'hui à 18:22 - Temps de lecture :
Ils ont cru un temps à la magie du parc d’attractions francilien, avant que le conte de fées ne s’arrête. Huit personnes, dont une travaillant pour Disneyland Paris, sont renvoyées devant la justice, soupçonnées d'être impliquées dans un vaste système d'escroquerie à la billetterie. Interpellés lundi matin, ces six hommes et deux femmes, âgés de 25 à 51 ans, sont renvoyés pour « escroquerie, aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d'un étranger en France ». Deux d'entre eux sont également poursuivis pour « fourniture d'identité imaginaire pouvant provoquer des mentions erronées au casier judiciaire ». Le réseau serait dirigé par deux personnes, l'une de nationalité indienne en situation irrégulière et l'autre de nationalité sénégalaise en situation régulière.
L'enquête, commencée début 2025, a permis « d'identifier trois modes opératoires différents », a expliqué Xavier Delrieu, chef de l'Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM). Les suspects rachetaient ainsi des billets officiels à la sortie du parc « pour les revendre plus chers ». Ils achetaient aussi des billets, légalement cette fois, « pour les revendre plusieurs fois » au cours d'une même journée en profitant d'une faille permettant de réutiliser des billets déjà validés jusqu'à 45 minutes plus tard.
En octobre dernier, le journal Le Figaro avait mis en évidence cette pratique frauduleuse, partagée abondamment sur TikTok. Les billets, bien que nominatifs, permettent des entrées et des sorties illimitées. Le parc a depuis installé de nouveaux portiques équipés d’un système de reconnaissance visuelle. En outre, des agents peuvent contrôler les visiteurs pour vérifier que leur identité correspond bien à celle qui est inscrite sur leur billet.
1000 euros par jour et par protagoniste
L'enquête de l’OLTIM a démontré la complicité présumée d'une employée du parc qui divulguait des informations internes favorisant le business illicite tout en faisant bénéficier ses complices présumés d'un système frauduleux d'achat/revente de places gratuites, réservées aux employés. Cette employée, âgée de 33 ans, était en poste à Disneyland depuis 2012, d'après le parquet. Elle est poursuivie pour abus de confiance. Selon le patron de l'OLTIM, « ces escroqueries menées quasi quotidiennement, depuis plusieurs années, généraient un profit avoisinant le millier d'euros par jour et par protagoniste ». L'audience est prévue pour juillet 2026.
Récemment, des escroqueries similaires ont été révélées au musée du Louvre et au château de Versailles. Concernant le musée le plus visité au monde, neuf personnes ont été mises en examen en février pour une escroquerie estimée à plus de 10 millions d'euros, alors que celui-ci a été la cible d'un cambriolage choc à 88 millions d'euros en octobre 2025. En décembre 2024, le Louvre a porté plainte après avoir découvert qu’un couple de guides chinois faisaient entrer frauduleusement des groupes de touristes de la même nationalité en utilisant plusieurs fois les mêmes tickets pour des visiteurs différents. Les investigations ont révélé que d’autres guides usaient de cette pratique et que, depuis une dizaine d’années, jusqu’à 20 groupes par jour entraient de cette manière.
En février, la justice avait déclaré avoir saisi plus de 957 000 euros en espèces ainsi que 486 000 euros sur différents comptes bancaires. Les mis en cause sont soupçonnés d’avoir investi une partie du fruit de leur escroquerie « dans de l’immobilier, tant en France qu’à Dubaï », avait expliqué le parquet.


1 week_ago
31



























.jpg)






French (CA)