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La MRC de Nicolet-Yamaska pourrait accueillir plusieurs projets de parcs éoliens d’ici 2038. Hydro-Québec lance mardi un appel d’offres visant à ajouter 10 000 MW d’énergie éolienne dans le réseau.
L’appel d’offres, qui se déroulera en trois vagues, s’adresse aux promoteurs qui pourraient proposer des projets de parc éolien pour alimenter Hydro-Québec. La première vague est lancée et va se terminer le 26 février 2027.
En complément de ses grands projets de parcs éoliens, Hydro-Québec veut que se développent d’autres plus petits projets, dans des zones identifiées dans le sud du Québec qui pourraient facilement se brancher au réseau électrique.
Le secteur entourant le poste électrique de Nicolet est ciblé par l’appel d’offres d’Hydro-Québec. La société d'État vise la construction de 1000 MW de production d’électricité éolienne qui serait branchée à ce poste situé près de l’autoroute 20 à Sainte-Eulalie.
Dans un breffage technique organisé par Hydro-Québec mardi, on indique que cela pourrait représenter de 100 à 150 éoliennes, selon la puissance des ouvrages proposés par le promoteur.

Cette carte d'Hydro-Québec montre les secteurs qui sont concernés par les appels d'offres. (Photo d'archives)
Photo : Hydro-Québec
Parmi les critères dans l’appel d’offres, on prévoit notamment demander aux promoteurs de mettre des fonds pour le démantèlement des éoliennes d’ici la fin de l’entente d’approvisionnement et la fin de vie utile des éoliennes.
Hydro-Québec estime que les municipalités partenaires pourraient recevoir des redevances qui pourraient s’élever à plus de 6000 $ par MW de production sur le territoire alors que les propriétaires qui acceptent d’installer des éoliennes sur leur terrain pourraient toucher environ 40 000 $ par éolienne par année.
L’importance de l’acceptabilité sociale
Lors du breffage technique, Hydro-Québec a martelé que l’acceptabilité sociale allait être une condition importante pour que les projets soient retenus par Hydro-Québec.
L’appel d’offres impose notamment aux promoteurs la preuve de la tenue de deux exercices de consultation publique et d’avoir obtenu une résolution d’appui de la municipalité pour être choisi.
Hydro-Québec favorise également la participation des Premières Nations et des collectivités aux projets. La participation des municipalités comme actionnaires ou partenaires est également encouragée.

Des pancartes en défaveur des éoliennes sont visibles dans le secteur.
Photo : Radio-Canada / Martin Chabot
Si d’autres projets de parc éolien comme celui de TES Canada n’ont pas reçu l’appui de l’UPA, Hydro-Québec aura réussi à s’entendre.
L’entente de principe entre l’UPA et Hydro-Québec prévoit la mise en place d’un nouveau cadre de référence pour l’implantation des éoliennes, notamment pour réduire l’impact sur les terres agricoles de haute qualité et pour encadrer la question des érablières.
On prévoit également un appui financier d’Hydro-Québec à l’UPA pour favoriser la pérennité de l’agriculture.
Hydro-Québec a indiqué que les vagues d’appel d'offres, en 2027, en 2028 et en 2030, visent à permettre aux promoteurs de faire évoluer l’acceptabilité sociale de leur projet.
Pas une bonne forme d’acceptabilité sociale, selon un collectif
Le collectif Pour un choix éclairé dans Nicolet-Yamaska (PCENY), affilié au Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ), un groupe opposé aux éoliennes, affirme que la façon de procéder d’Hydro-Québec pour son processus d’appel d’offres est antidémocratique.
Hydro-Québec a choisi, en toute connaissance de cause, de ne pas remédier à ce qui rend le développement éolien antidémocratique, peut-on lire dans un communiqué publié lundi par le RVÉQ. Le collectif affirme avoir communiqué ses doléances à Hydro-Québec en 2025, mais sans réussir à les faire changer d’idée.
Le collectif critique notamment la façon de déterminer l’acceptabilité sociale du projet, la façon dont vont s’organiser les appels d’offres et un manque perçu de mécanismes de reddition de comptes.

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Le reportage de Molly Béland
Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau


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