«Les intérêts de nos mandants sont les nôtres». C’est la devise affichée par l’étude de Me Véronique Fontana et celle-ci résonne d’une drôle de manière. Car l’avocate lausannoise comparaît depuis ce lundi devant le Tribunal de police pour une histoire d’honoraires indus facturés à deux clients au bénéfice de l’assistance judiciaire. Accusée d’escroquerie, de tentative d’extorsion et de faux dans les titres, cette figure atypique et controversée du barreau vaudois conteste toute combine visant à se remplir les poches au détriment de personnes en détresse morale et financière.
Face au président Marc Beuchat, la prévenue évoque bazar, surcharge et inattention: «A l’époque, je n’étais pas bien organisée au niveau de la facturation. Je reconnais n’avoir pas procédé à un contrôle suffisant des dossiers confiés au stagiaire. J’avais deux études, j’étais débordée, toujours en audience et je survolais tout ça. Oui, j’ai fait des erreurs mais je n’ai jamais voulu profiter ou soutirer de l’argent. J’étais convaincue que les montants étaient dus.» Mais de quoi parle-t-on au juste?


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