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Le mythique héros de Mad Men fait son retour dans cette comédie satirique noire qui fait toujours preuve d’une belle profondeur.
Il sort de l’eau sur une plage paradisiaque. Un bain régénérateur. Le torse bombé, la démarche conquérante. Une chambre de rêve, un costume élégant. Le voilà au bar d’un luxueux resort. Une femme séduisante lui sourit et lève son verre… Un whisky dans un 5 étoiles plutôt que 25 ans de taule. Une nouvelle vie débute pour Andrew Cooper.
Quitté par son épouse, licencié avec brutalité, accusé du meurtre d’un de ses proches par sa propre maîtresse, cet aisé gestionnaire de fonds avait décidé de cambrioler ses richissimes voisins et soi-disant amis pour payer ses dettes. Découvrant au passage de croustillants secrets d’alcôve. Il est désormais réhabilité et à même de poursuivre tranquillement ses activités frauduleuses ! Mais l’installation dans le quartier d’un magnat en mode Gatsby le magnifique (James Marsden - le prince charmant dans l’irrésistible Il était une fois et président des États-Unis dans Paradise, aussi au générique de Westworld) pourrait contrecarrer ses lucratifs projets. D’autant que ce dernier a bientôt une arme pour le faire chanter.
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Cette seconde saison de Vrais voisins, faux amis, créée par Jonathan Tropper, toujours sur le mode du thriller, est aussi délicieusement satirique et profondément existentialiste que la première. Les considérations de ce club de virils quinquas, confrontés au sauna à leur déclin physique, font écho aux inquiétudes de leurs « desperate housewives » découvrant les affres de la ménopause.
Mais la cinquantaine, c’est aussi l’âge où l’on ne peut plus protéger ses enfants du monde et de leurs propres choix, découvriront Coop et son ex-femme (touchante Amanda Peet), dont la belle complicité ne se dément pas, et tous deux désormais ancré dans une profonde solitude. L’âge encore, l’expérience aidant, d’assumer ses envies avant qu’il ne soit trop tard. Et l’âge de voir ses propres parents décliner, voire disparaître - des instants crépusculaires. Un petit nombre de protagonistes fort bien dessinés gravite ainsi autour du héros. Des états d’âme de la progéniture ado, sa fille en rébellion, à ceux de la sœur du héros, son comportement autodestructeur, au père en mal de reconnexion avec ses enfants...
Jon Hamm, inoubliable Don Draper dans Mad Men, a enfin retrouvé un rôle et une série à la hauteur de son talent comme de son aura. Ce microcosme, insupportable et attachant à la fois, est un formidable terrain de jeu, oscillant entre la comédie noire, avec des dialogues jubilatoires, parfois crus, et une émotion qui affleure en permanence. Le tout porté par une réalisation enlevée, fluide, et une bande originale au diapason. Dix épisodes de 52 minutes sur Apple TV.


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