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TRIBUNE - La suppression de Parcoursup, qui fait office de bouc-émissaire, n’est en réalité qu’une réponse technique à la massification universitaire, estiment l’enseignant et le directeur Affaires publiques dans l’industrie*. Or, cet élargissement sans fin ne correspond pas à l’état actuel du marché du travail, alors que le taux de chômage des jeunes Français s’établit désormais à 21,6 %.
Passer la publicité*Joachim Le Floch-Imad est enseignant et auteur, aux Éditions du Cerf, de « Main basse sur l’Éducation nationale. Enquête sur un suicide assisté » (2025, réédité fin août 2026 dans une version revue et augmentée). Diplômé de Sciences Po Paris et de la Sorbonne, Mathias Girard dirige les affaires publiques d’une organisation professionnelle dans l’industrie.
Si le mouvement lycéen et étudiant des dernières semaines a eu le mérite de remettre l’orientation au cœur du débat public, jusqu’à l’Assemblée nationale ce mercredi, on peut regretter les postures dont beaucoup auront fait preuve. Cette question, qui engage l’avenir d’une jeunesse légitimement inquiète, dépasse de très loin le sort d’une plateforme dont beaucoup voudraient faire un bouc émissaire pour éviter d’interroger les perspectives de réussite et d’insertion professionnelle qu’offre notre système éducatif. Parcoursup, dont l’opacité et les imperfections sont un secret de Polichinelle, n’est en effet qu’une réponse technique…


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