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FIGAROVOX/TRIBUNE - Débattre du montant et de l’usage de la contribution française au budget européen, que Marine Le Pen veut plafonner, est tout à fait légitime, estime l’ancien haut fonctionnaire de la Commission européenne.
Bruno Alomar est ancien haut fonctionnaire à la Commission européenne et enseigne les questions européennes à Sciences Po. Il est l’auteur de La Réforme ou l’insignifiance. Dix ans pour sauver l’Union européenne (Éditions de l’École de guerre, 2019).
Le 29 novembre 1979, Margaret Thatcher, première ministre du Royaume-Uni depuis un peu plus de six mois, déclarait au sommet européen de Dublin : « I want my money back ». Elle précisait qu’il ne s’agissait nullement pour le Royaume-Uni, en plein marasme économique, de demander à recevoir de l’argent des autres membres de l’ancêtre de l’Union européenne (UE). La Dame de fer exigeait simplement que le Royaume-Uni ne payât pas plus qu’il ne recevait. Le 14 octobre 2026, Marine Le Pen s’est prononcée pour un « plafonnement strict » de la contribution nette de la France à l’UE, à cinq milliards d’euros net. Immédiatement, un concert de réprobation s’en est ensuivi, en particulier au sein de la classe politique française.
Certains esprits…


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