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ENTRETIEN – Pour l’auteur des lois sur la fin de vie de 2005 et 2016, le nouveau texte attendu à l’Assemblée le 15 juillet témoigne d’une «réflexion collective inachevée» et se retrouve privé de garde-fous. Le maire LR d’Antibes dénonce une « régression ».
Jean Leonetti fut l’auteur de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et la fin de vie ainsi que du texte du 2 février 2016 (Claeys-Leonetti) relatif aux droits des patients en fin de vie.
LE FIGARO .- Vous avez donné votre nom à deux lois françaises sur la fin de vie mais alors qu’un nouveau texte doit être voté solennellement le 15 juillet à l’Assemblée, votre scepticisme reste entier. Pourquoi ?
Jean LEONETTI .- Ce texte, pourtant initié il y a longtemps, n’est pas abouti parce qu’il ne cherche pas le consensus. Donc, il ne l’atteint ni au parlement, ni dans la société. En réalité, dans une société en quête de sens et de repères, ce texte divise et inquiète. Et l’on voit bien que les lignes bougent. La sagesse aurait consisté à ne pas passer en force et en urgence, à moins d’un an d’une élection présidentielle, dans un contexte national de plus en plus anxiogène. Je regrette que, malgré les dérives connues, les expériences internationales, l’appel puissant à la modération…


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