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Par Jean Sévillia, pour Le Figaro Magazine
Publié le 21/08/2026 à 10h00
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ENTRETIEN - Dans un maître-ouvrage, le biographe des Bourbons et de Jésus insiste sur le rôle central de la violence dans le déclenchement de la Révolution comme dans son déroulement. Et rappelle combien elle reste prégnante dans la culture politique contemporaine.
LE FIGARO MAGAZINE. - Votre grand récit de la Révolution française commence non en 1789, mais en 1786-1787, par l’évocation de l’échec du plan Calonne, qui visait à instaurer un impôt universel auquel les deux ordres privilégiés, clergé et noblesse, auraient également été soumis. Cette crise finale de l’Ancien Régime fut-elle la dernière chance de sauver la monarchie ?
Jean-Christian PETITFILS. - Sans aucun doute, le plan du contrôleur général Calonne visait à refonder la société par une « révolution royale » dans le sens d’une plus grande rationalité et d’une plus grande justice. Il s’agissait d’en finir avec les exemptions, les privilèges, d’instaurer au moins en partie l’égalité des Français devant l’impôt et de corriger l’excessive diversité des particularismes provinciaux liés aux aléas de l’histoire. La distinction des trois ordres – clergé, noblesse et tiers état – devait subsister, mais uniquement sur un plan honorifique. Ce fut le refus égoïste des deux premiers ordres…


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