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« Je suis tellement angoissée que j’en pleure » : ces parents qui refusent de laisser leurs enfants au périscolaire à la rentrée

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D’après un sondage Odoxa-Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro en mai dernier, 65 % des parents se disent inquiets des risques d’abus sexuels dans le périscolaire.

D’après un sondage Odoxa-Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro en mai dernier, 65 % des parents se disent inquiets des risques d’abus sexuels dans le périscolaire. InsideCreativeHouse / ADOBE STOCK

TÉMOIGNAGES - Cantine, goûter, temps de sieste ou activités de l’après-midi : 65 % des parents se disent inquiets face aux violences morales, physiques ou sexuelles dans le périscolaire. Pour cette rentrée, certains ont donc décidé de le boycotter, quitte à revoir toute leur organisation.

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« Quand je pense au moment où je vais devoir le laisser, je suis parfois tellement angoissée que j’en pleure. » À quelques heures de la rentrée scolaire, Natalia, 42 ans, a déjà tranché : son fils, qui fêtera ses 3 ans en décembre, fera bien ses premiers pas en petite section de maternelle, mais « hors de question de l’abandonner une heure de plus ». Ni cantine, ni goûter, ni activités de l’après-midi. Et pour cause : les scandales de violences sexuelles qui ont éclaté ces derniers mois ont peu à peu écorné l’image que la mère de famille se faisait du périscolaire. Une décision que cette résidente des Hauts-de-Seine (92) assume, malgré son lot de contraintes. « J’entame ma dernière année de doctorat. Je vais devoir repousser ma recherche d’emploi de quelques mois, parce que je ne vois pas comment trouver un travail qui me permette de récupérer mon petit garçon à 12 heures, de revenir à 14 heures, puis de lever le pied à 15 heures, sans parler des imprévus. »

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