Pascale* a la cinquantaine passée. Cette Vaudoise travaillant dans l’administration est devenue fan de Patrick Bruel en pleine «Bruelmania», comme beaucoup, au tournant des années 1990. La flamme s’est allumée lors d’un concert à la patinoire de Malley, dont elle se rappelle encore «l’hystérie de la gent féminine aux premiers rangs». Trois décennies plus tard, Pascale* fait toujours partie des fidèles. Si elle se range hors de la frange des inconditionnels, elle fait partie d’un «groupe de copines» habitué à assister aux représentations de la star en Suisse romande.
Pascale* ne le formule pas, mais on le perçoit: elle s’inquiète de l’affaire qui ébranle son chanteur préféré, mis en examen la semaine dernière, visé actuellement par 13 plaintes pour des faits de viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, lesquels se seraient déroulés en France ainsi qu’en Belgique entre 1997 et 2001. La quinquagénaire se garde de toute conclusion hâtive, se retranchant derrière la présomption d’innocence en attendant le verdict judiciaire. Meryem, 44 ans, refuse également de voir plus loin que le tribunal, par peur d’envisager le scénario du pire. «Je laisse la justice faire son travail», tranche-t-elle.


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