Le vert est la couleur de Vancouver. Des arbres en pleine ville, cela change de Los Angeles. Et des maillots verts du Mexique partout dans la rue (ça, ça ne varie pas vraiment par rapport à la Californie) pour fêter jusque tard dans la nuit la qualification de leur équipe, tout là-bas, à l’autre bout de la Coupe du monde, au stade Azteca contre l’Equateur (2-0). A voir ce matin, alors que la ville est brièvement rendue aux pleurs des mouettes, combien d’autres maillots verts, ceux de l’Algérie, vont leur succéder pour le seizième de finale de jeudi soir (vendredi 5h du matin en Suisse). Une chose est sûre, ce ne sera pas un match facile pour l’équipe de Suisse, et pas seulement parce qu’elle retrouvera un sélectionneur qui la connaît par cœur, Vladimir Petkovic.
Depuis le début des seizièmes de finale, deux constats s’imposent avec force: à l’exception de la France, qui dispose en attaque de trois des cinq meilleurs joueurs offensifs au monde (le quatrième est Harry Kane), c’est dur pour tout le monde. Des matchs serrés, durs, âpres, où la victoire se dessine à la toute fin: 1-0 pour le Canada à la 92e minute contre l’Afrique du Sud, 2-1 pour la Norvège à la 86e contre la Côte d’Ivoire, 2-1 pour le Brésil à la 96e minute contre le Japon, 2-1 pour l’Angleterre contre le RD Congo à la 86e minute. La Belgique, qui était menée 0-2 par le Sénégal à la 85e minute, a arraché l'égalisation, puis la qualification après cinq minutes de temps additionnel à la fin des prolongations (3-2). Le Maroc a égalisé à la 91e minute avant de sortir les Pays-Bas aux tirs au but. Le match Allemagne-Paraguay (1-1) est lui aussi allé jusqu’aux tirs au but, fatals aux Allemands.


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