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Les deux listes de gauche, arrivées deuxième et troisième dimanche, ont annoncé fusionner pour battre le maire sortant Jean-Luc Moudenc. «Immense respect pour Marc Stulzman», a réagi le député PS Jérôme Guedj.
Passer la publicité Passer la publicitéPremière conséquence de l’alliance PS-LFI à Toulouse. Marc Sztulman, l’un des colistiers du candidat socialiste François Briançon à la mairie de la ville rose, a annoncé son retrait dans une tribune. «Je ne me rallie pas à La France insoumise. La politique, ce n’est pas troquer son éthique contre un siège, quand le chemin exige qu’on renonce à ce que l’on est, ce n’est plus un chemin, c’est une déroute. Notre liste est arrivée troisième. Certains de mes colistiers ont fait le choix de se rallier à La France insoumise pour le second tour. Je refuse pour ma part de les suivre», a-t-il écrit.
À plusieurs reprises, le conseiller régional - proche de Carole Delga (présidente socialiste de la région Occitanie) - «avait dit tout le mal qu’il pensait des ambiguïtés de Jean-Luc Mélenchon sur le sujet de l’antisémitisme», rappelle nos confrères de La Dépêche . Il avance d’ailleurs cet argument comme raison principale de son retrait : «En tant que Toulousain, je refuse cette compromission aux côtés de membres d’un mouvement dont le chef a laissé entendre que les attentats de mars 2012 relevaient d’un complot et que le terroriste n’était “qu’un petit personnage sorti du chapeau”.»
«Haine des juifs»
Marc Sztulman fait référence à la série d’attentats islamistes survenus à Toulouse et Montauban durant lesquels sept personnes ont été tuées : trois militaires (dont deux de confession musulmane) et quatre civils, dont un rabbin et trois enfants inscrits dans une école juive.
Cette «haine des juifs» qu’il dénonce, Marc Sztulman affirme en avoir été touché : «Quand on s’appelle Sztulman, on sait ce que signifient les prononciations ironiques des noms de famille. On sait d’où elles viennent. On sait où elles mènent. En tant qu’homme attaché à l’éthique, je constate que la brutalisation du débat public est devenue la marque de fabrique de ce mouvement. » Et de conclure, piquant : «Je quitte un attelage où l’on m’a demandé de fermer les yeux. Les miens resteront ouverts. Ils l’ont toujours été.»
Le député PS Jérôme Guedj a salué la décision de Marc Sztulman dans un post publié sur X : «Immense respect pour Marc Stulzman qui a refusé la fusion LFI/PS à Toulouse et qui s’en explique avec force et émotion.»
Fusion pour battre le maire sortant
François Piquemal (LFI) et François Briançon (socialiste soutenu par la plupart des partis de gauche) ont annoncé lundi leur fusion pour le second tour des élections municipales. Arrivés deuxième et troisième, derrière le maire sortant Jean-Luc Moudenc (divers droite, 37,23%), les deux listes de gauche cumulent à elles deux près de 52% des voix.
François Piquemal, qui avait rassemblé derrière lui l’essentiel des partis de gauche, avait tendu sa main à son rival socialiste dès dimanche soir pour «battre Jean-Luc Moudenc». «Nous sommes parvenus à un accord de gouvernance commun entre les deux listes», a précisé le candidat LFI, expliquant que lui briguerait le siège de maire quand François Briançon se positionnera sur la présidence de la métropole.
Avec cet accord, François Briançon brave les mises en garde de Carole Delga qui avait prévenu quelques jours avant le premier tour qu’elle ne «cautionnera(it) pas d’alliance avec LFI».


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