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La présentatrice météo emblématique sur TF1 a dû faire face à la maladie en 2012. Pour autant, elle n’a presque jamais cessé de travailler sur la Une.
En 2012, Évelyne Dhéliat avait dû s’absenter de l’antenne pendant plusieurs mois pour raison de santé. Celle qui fait la pluie et le beau temps sur TF1 depuis 35 ans était restée discrète sur cette absence prolongée avant de finir par révéler qu’elle était atteinte d’un cancer du sein. Une épreuve particulièrement difficile à vivre pour la présentatrice mythique.
Dans un entretien accordé à Paris Match, elle confie avoir été soutenue dans cette étape compliquée de sa vie par son équipe médicale et sa famille. «C’est le monde qui vous tombe sur la tête quand on vous annonce ça», affirme-t-elle ensuite. L’occasion pour l’animatrice de témoigner : «C’est l’angoisse. Ce n’est pas un rhume : vous avez une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Et puis physiquement, quand on perd ses cheveux, pour une femme, c’est difficile. Le diagnostic est tombé en juin. Ensuite il y avait les vacances. À la rentrée, les gens se sont demandé pourquoi je n’étais pas là. Donc, en accord avec TF1, on a publié un communiqué. Mais rien de plus. Je ne voulais pas en parler».
Pourtant, malgré le traitement lourd qu’a nécessité Évelyne Dhéliat, jamais elle n’a pensé quitter son travail. «C’est vrai que c’était lourd, la chimiothérapie et les rayons. Le retour au travail était très important. Mais j’avais une fabuleuse équipe autour de moi. Pendant la radiothérapie, j’allais à l’hôpital le matin et je venais travailler tout de suite après. Je présentais mon bulletin avec une perruque», révèle-t-elle.
Néanmoins, la présentatrice météo a fini par s’afficher à l’antenne sans perruque, dévoilant ses cheveux courts aux millions de téléspectateurs qui la regardaient chaque jour. «C’était une manière de repartir et de dire : “Voilà, c’est moi, c’est comme ça”. Je pense que beaucoup de femmes me voyaient et se disaient : “Je vis la même chose qu’elle et ça me fait du bien de la voir”».
Si elle a réussi à parler publiquement de son cancer, c’est en grande partie grâce à une association. «Il y a trois ans, l’association Ruban rose m’a contactée pour que je fasse partie de leurs marraines. J’ai d’abord freiné des quatre fers, mais les cancérologues m’ont dit : “Vous savez, quand des personnalités comme vous prennent la parole, notamment pour le dépistage, c’est très efficace”. Alors j’ai accepté», conclut-elle.


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