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La comédienne ne peut plus marcher. À Audrey Crespo-Mara, elle raconte cette nouvelle vie sous dépendance et ses projets artistiques. Avec humour, résilience et honnêteté.
«Je commence à le vivre mieux, mais j’ai beaucoup de mal». C’est avec son franc-parler habituel que Mimie Mathy a accueilli Audrey Crespo-Mara et les caméras de son émission «Sept à Huit» dans sa villa de Vaison-la-Romaine en Provence. Mission ? Évoquer un nouveau chapitre de sa vie. Depuis six mois, la comédienne de petite taille ne peut plus marcher. Elle utilise dans ses déplacements et les gestes de la vie quotidienne un fauteuil roulant électrique.
Mimie Mathy ne s’était jamais vraiment montrée en fauteuil roulant au grand public mis à part quelques images prises lors du concert des «Enfoirés» en 2025. L’humoriste de 69 ans a donc choisi le portrait d’Audrey Crespo-Mara, sur TF1, pour se dévoiler au naturel.
«Ça, c’est dégradé depuis un an, mais depuis six mois, je ne marche plus du tout. J’ai ce qui s’appelle le syndrome de la queue-de-cheval, c’est-à-dire que j’ai été opérée quatre fois pour élargir le canal rachidien et dégager les nerfs qui permettent la mobilité. Petit à petit, il n’y a plus d’opération possible. La dernière a eu lieu, il y a trois ans», explique la star de Joséphine, ange gardien .
Cette dégradation, liée au vieillissement, n’est pas une surprise. Mimie Mathy s’y attendait mais elle «pensait que ça viendrait un petit peu plus tard». Et de confesser : «J’imaginais que je serais plus forte que tout le monde. Ce n’est pas le cas. Il faut l’accepter. Je commence à le vivre mieux, mais j’ai beaucoup de mal». «C’est de la colère. Mais en même temps, j’ai la chance d’avoir un mari qui m’aime, d’être entourée, d’avoir quelqu’un qui peut travailler avec moi à la maison et qui peut m’aider dans les gestes du quotidien», reconnaît-elle, avec sa résilience coutumière.
«Apprivoiser la différence»
Si elle doit éviter à tout prix les chutes (notamment au moment de la douche), Mimie Mathy se maintient en forme en passant le plus de temps possible en piscine, où, portée par l’eau, elle pratique des exercices de renforcement musculaire. Sa mobilité réduite s’avère contraignante en matière de sorties. Elle a dû faire une croix sur plusieurs activités avec ses petits-enfants. «Chaque déplacement demande de l’organisation. Il faut la voiture, il faut emporter le fauteuil. Donc ça me prive de petits trucs de la vie quotidienne», souligne-t-elle. «Le regard des autres, je crois que c’est comme quand on venait vers moi quand j’étais petite, en disant, alors ma pauvre... Je crois qu’à partir du moment où on assume ce fauteuil, tout va bien, je respire, je vis, je peux encore regarder, je peux aller au cinéma, je peux voyager, je peux faire plein de choses. C’est ce qu’on dégage qui fait que les gens ont un regard apitoyé ou non», plaide Mimie Mathy
Son envie de jouer reste intacte. À Audrey Crespo-Mara, elle a détaillé les projets sur lesquels elle travaille. Mimie Mathy développe une série où elle campera une avocate, qui se retrouve en fauteuil. «Elle a été accidentée volontairement pour la faire taire, mais elle n’est pas morte, et donc elle ne lâche pas prise, et elle va s’occuper des autres. Je serai en fauteuil, et je rentre sur un bruit d’Harley Davidson», précise celle qui planche aussi sur un nouveau spectacle.
Lorsque Audrey Crespo-Mara lui demande le message ce qu’elle aimerait «transmettre à ceux qui traversent une épreuve difficile ou un changement de vie indépendant de leur volonté», Mimie Mathy répond «espérer avoir appris aux gens à apprivoiser la différence». «Je n’ai jamais voulu être porte-parole des gens de petite taille. Mais si je peux être porte-parole des gens qui sont en fauteuil, et porter les questions d’accessibilité», conclut-elle.


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