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«Je ne me le pardonnerai jamais» : après le débat raté de 2017, la revanche de Marine Le Pen, phénix nationaliste

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Marine Le Pen en meeting à Hénin-Beaumont, en mai 2019, dans la dernière ligne droite de la campagne des élections européennes. PHILIPPE HUGUEN / AFP

Sa vie est faite «d’avants» et «d’après». Avant et après l’attentat dont elle a réchappé étant enfant ; avant et après le séisme du 21 avril 2002 ; avant et après la rupture avec son père ; avant et après son duel avec Emmanuel Macron… Et avant et après le 7 juillet 2026. «L’avant» est déjà connu : trois fois candidate à la présidentielle, dont deux fois finaliste, elle est en lice pour une quatrième tentative. «L’après» est en revanche plus incertain : condamnée en première instance à une lourde peine d’inéligibilité dans l’affaire dite des «assistants parlementaires européens du FN», elle est suspendue à la décision en appel qui sera rendue la semaine prochaine. L’occasion, pour Le Figaro, de revenir sur les cinq décennies durant lesquelles Marine est devenue Le Pen. Une histoire française racontée de l’intérieur, en trois épisodes inédits réservés à nos abonnés.

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  •  aux origines, l’ascension de celle qui n’avait pas été choisie

  •  après le débat raté de 2017, la revanche de Marine Le Pen, phénix nationaliste

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    «Je ne me le pardonnerai jamais» : après le débat raté de 2017, la revanche de Marine Le Pen, phénix nationaliste

Anéantie par sa défaite et par son débat raté face à Emmanuel Macron, la patronne du RN tire les leçons de son échec en menant une refonte en profondeur du parti et en renouvelant ses cadres. Avec un objectif : repartir au combat.

Marine Le Pen abandonne son jardinage, sa truelle, son chapeau et peut-être aussi ses chats. Elle aurait préféré qu’il en soit autrement, mais elle a rendez-vous. Elle s’était pourtant accordé cette petite pause, chez elle, après une longue campagne électorale. Ce jeudi 23 mai 2019, la dirigeante nationaliste va donc à Nanterre (Hauts-de-Seine), au siège du parti nationaliste presque à contrecœur. Dans deux jours auront lieu les élections européennes. Elle sait qu’elle a rendez-vous avec le destin ce dimanche. En cas d’échec dans les urnes, ce sera la fin. En cas de succès, elle aura réussi son coup de poker.

À Nanterre, au 76 rue des Suisses où le Front national (FN) s’est installé en 2008, tout est froid, sans âme. Le «carré», son surnom, est pourtant un lieu de mémoire frontiste, où tout se mélange : la brutalité, la trahison, les défaites et de trop rares victoires à fêter. Dans son bureau sombre, Marine Le Pen manie sa cigarette électronique et se penche sur son passé. Elle n’a pas l’habitude. «Je regarde rarement dans le rétroviseur», reconnaît-elle. Elle n’aime pas trop l’introspection non plus. «Les Le Pen ne font pas d’autopsychanalyse. Ce sont des guerriers», fait valoir Philippe Olivier, conseiller spécial de Marine Le Pen, époux de Marie-Caroline, la sœur aînée.

Pourtant, elle se prête au jeu sans se dérober. Fatalement, la conversation se focalise sur un épisode bien particulier que…

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Le Figaro

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