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Ancienne journaliste résidant à Fatouville-Grestain (Eure), Florence Lanzmann a désormais pour passion et activité la création de bijoux avec des pièces historiques.
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Par Rédaction Pont-Audemer Publié le 17 oct. 2026 à 9h56
Bien au calme dans sa jolie maison normande, à la vue verdoyante à Fatouville-Grestain (Eure), entourée de chien et de chats, Florence Lanzmann se dit heureuse de pouvoir en toute sérénité créer des pièces uniques. Uniques car elles n’existent qu’en un seul exemplaire, et parce que chaque pièce a une histoire, qui peut remonter à plusieurs milliers d’années.
Rien ne la prédestinait à ses débuts à ce travail d’artisan : « J’étais journaliste free-lance pour Prisma Presse, après des études en journalisme et communication », explique l’artisane. « J’ai travaillé à Tours, à Radio France, puis à Paris, mais j’ai été toujours plus à l’aise avec l’écrit qu’avec l’oral ! »
Formée à Drouot et l’école Boulle
Les vicissitudes de la vie ont fait qu’après avoir travaillé dans la maison d’édition Plon, elle a repris une formation en histoire de l’art à Drouot et à l’école Boulle : « Je me suis alors découvert une appétence pour les civilisations anciennes et l’archéologie. »
Elle a ainsi écumé les salles de vente en Normandie (Rouen, Le Havre, Honfleur), mais aussi à l’autre bout de la France grâce aux ventes en ligne. Amulettes égyptiennes, pièces antiques de monnaie, intailles gréco-romaines (pierres fines gravées en creux), pierres semi-précieuses sont devenues ses matières premières.
Je n’étais pas sûre que cela soit une activité rentable, compte tenu du coût des pièces, mais je me suis lancée en 2013 et cela semble marcher !
Des bijoux sertis de pièces antiques

Elle imagine chaque bijou, puis en confie le montage final à un artisan joaillier. Scarabée vieux de 2 000 ans transformé en bague, pendentif en coraline taillé en cœur, pièce de monnaie à l’effigie d’Alexandre le Grand ornée du lion de Némée, bracelet serti de lapis-lazuli sur une monture en galuchat pour créer du relief, bague réalisée à partir d’un jeton de verre bleu de l’Empire romain ou encore agate gravée d’une biche sous un arbre : son imagination semble sans limite, nourrie par ces trésors de l’Antiquité vieux de 2 000 à 3 000 ans.
Des ventes grâce à son réseau
« Ma pièce la plus ancienne est étrusque, certaines datent du temps des Vikings, les plus récentes du XVIIIe et du XIXe siècle. » Elle crée mais transforme aussi des bijoux de famille, en faisant toujours attention de garder l’esprit de la pièce : « Porter l’un de mes bijoux, c’est porter une histoire qui n’appartient qu’à vous », dit-elle.
C’est dans son atelier, au fond du jardin, qu’elle laisse libre cours à sa créativité. Pour diffuser ses bijoux, elle les confie à une boutique à Paris, ou encore une galerie à Bruxelles et pendant un temps à une boutique à Deauville.
Mais c’est aussi grâce à son association d’entrepreneurs, Innov Business Club, qu’elle a co-créé il y a trois ans, basée à Deauville, qu’elle élargit sa diffusion. « C’est un club qui réunit des femmes entrepreneures dans tout le Calvados, et organise des événements, des conférences. J’ai même fait une exposition aux Franciscaines de Deauville avec Sophie Legrand, commissaire-priseur à Honfleur et qui fait partie du club ».
La rareté de ces pièces a un certain coût, mais arborer un bijou unique au monde n’a pas de prix… ou presque : entre 700 et 3 000 € pour les pièces les plus chères.
De notre correspondante Fabienne Bouton
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