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« Je n’ai jamais comparé Charles Sapin à un néo-nazi », Jessé répond à la polémique née de sa chronique sur France Inter

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Après ses propos sur l’arrivée de Charles Sapin sur France Inter, Jessé répond aux critiques venues notamment de la droite et de l’extrême droite.

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 « Je n’ai jamais comparé Charles Sapin à un néo-nazi. »

L’humoriste conteste une interprétation de sa chronique : « Je n’ai jamais comparé Charles Sapin à un néo-nazi. » ©France Inter

Par Sophie Quesnel Publié le 3 sept. 2026 à 22h44

La polémique n’aura pas changé ses habitudes. Quelques jours après sa chronique sur France Inter visant l’arrivée de Charles Sapin, journaliste de Valeurs actuelles, Jessé assure ne rien regretter de ce qu’il a voulu dire. Mais l’humoriste tient surtout à rectifier ce qu’il considère comme une présentation déformée de ses propos : selon lui, il n’a jamais affirmé que Charles Sapin était un « néo-nazi ».

Le 31 août 2026, dans sa chronique matinale sur France Inter, Jessé réagissait à l’arrivée de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, dans la grille de la radio publique. Il lançait alors, sur le ton de l’ironie : « C’est bien Charles Sapin, ça diversifie les points de vue. Trop hâte qu’ils invitent des néonazis pour qu’on ait enfin leur version de l’histoire. »

La formule a rapidement provoqué des réactions, notamment à droite et à l’extrême droite. Plusieurs commentaires ont présenté la séquence comme une comparaison directe entre Charles Sapin et un néo-nazi. Une lecture que Jessé conteste fermement.

« Je n’ai jamais comparé Charles Sapin à un néo-nazi »

Interrogé par Actu.fr sur cette polémique, l’humoriste qui se produira au festival Estuaire d’en rire à Honfleur (Calvados) le samedi 12 septembre, maintient sa position tout en distinguant précisément ce qu’il a dit de ce qui lui est attribué.

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« Je n’ai jamais comparé Charles Sapin à un néo-nazi », explique-t-il. Pour Jessé, sa phrase reposait sur une exagération volontaire : « La prochaine étape après inviter l’extrême droite, c’était du coup : après l’extrême droite, qu’est-ce qu’il y a ? Les néo-nazis. »

Jessé considère donc que la controverse repose sur une interprétation qu’il juge volontairement réductrice de sa chronique : « Ils font exprès, dans une malhonnêteté intellectuelle, de me faire dire des choses que je n’ai pas dites. »

Une précision importante alors que la séquence a largement circulé sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias. Le propos de départ était bien une plaisanterie sur le principe du pluralisme et sur l’arrivée de Charles Sapin sur France Inter ; Jessé récuse en revanche l’idée selon laquelle il aurait qualifié personnellement le journaliste de « néo-nazi ».

« Une tornade dans un verre »

Pour autant, pas question pour lui de revenir sur le fond de sa chronique. « Ça ne me change absolument rien », assure-t-il lorsqu’on lui demande comment il vit cette polémique. Son quotidien, dit-il, reste le même : « Je me réveille toujours le matin, je prends toujours mon thé. J’ai les mêmes amis et les mêmes ennemis. »

Il balaie ainsi ce qu’il considère comme une tempête médiatique sans conséquence sur sa manière de travailler.

« C’est une tornade dans un verre », résume-t-il.

L’humoriste estime par ailleurs que les critiques dont il fait l’objet s’inscrivent dans une mécanique politique qu’il connaît désormais bien. « J’ai l’habitude », dit-il, avant d’accuser ses détracteurs de retourner systématiquement les rôles en se présentant comme les victimes des attaques.

« Je crois que je suis à la bonne place »

Au-delà de la polémique, Jessé assume également la dimension politique de ses chroniques, tout en les rattachant à ses propres valeurs.

« Je sais juste que j’ai des valeurs qui sont des valeurs humanistes, de tolérance, démocratiques », explique-t-il. Et d’ajouter : « Je crois que ces valeurs doivent être véhiculées par le service public. »

Une conviction qui, selon lui, justifie pleinement sa présence sur France Inter : « Je crois que je suis à la bonne place parce que je suis sur le service public. Donc je défends les valeurs avec lesquelles je suis aligné. »

Il reconnaît que ces prises de position peuvent entrer en collision avec celles de personnes qui ne partagent pas ses convictions.

« Malheureusement, parfois ces valeurs rentrent en collision avec d’autres valeurs qui ne sont pas les miennes », lance-t-il, dans une formule qui fait évidemment écho au nom même de Valeurs actuelles.

« Il ne faut pas s’auto-censurer »

Pour Jessé, l’enjeu dépasse d’ailleurs largement cette seule polémique. L’humoriste refuse l’idée que les réactions provoquées par une chronique puissent conduire à davantage de prudence, voire à une forme d’autocensure.

L’humour ne continuera pas à se laisser aller à s’auto-censurer sous prétexte qu’une partie de la presse d’opinion jette en pâture des gens qui font de l’humour.

Le chroniqueur défend au contraire une forme de constance : « Je crois que c’est important de rester droit dans ses bottes, de faire toujours ce pour quoi on est aligné, c’est-à-dire de toujours dire ce qu’on pense et de ne jamais plier. »

Un principe qu’il entend appliquer durant l’année électorale qui s’ouvre.

« Une fois qu’on a fermé les réseaux sociaux, tout ça n’existe plus »

Le succès grandissant de ses chroniques l’expose désormais davantage aux réactions, mais Jessé dit avoir appris à prendre de la distance avec le bruit numérique. « Une fois qu’on a fermé les réseaux sociaux et une fois qu’on a éteint la télé, tout ça n’existe plus », rappelle-t-il.

Pour lui, cette déconnexion est même une condition de la liberté de parole : « Il faut aussi comprendre que la déconnexion digitale permet aussi la liberté d’opinion. »

Une philosophie qui tombe plutôt bien pour celui qui s’apprête à multiplier les terrains de jeu : après France Inter, Jessé va rejoindre à la rentrée l’équipe de Léa Salamé dans Quelle Époque ! sur France 2. Il y retrouvera notamment Hugo Clément.

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