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« Je lui mettrai une claque puis je le prendrai dans mes bras » : l’épineux retour des combattants kurdes en Turquie

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Par , envoyé spécial à Diyarbakir

Publié le 18/08/2026 à 12h27

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Des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) lors d’une cérémonie dans la région de Qandil, dans le nord de l’Irak, où le groupe armé a annoncé le retrait total de ses forces de Turquie, le 26 octobre 2025.

Des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) lors d’une cérémonie dans la région de Qandil, dans le nord de l’Irak, où le groupe armé a annoncé le retrait total de ses forces de Turquie, le 26 octobre 2025. SHWAN MOHAMMED / AFP

REPORTAGE - Une loi encadrant le retour à la vie civile des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a été adoptée par le parlement turc début août. À Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie, les habitants s’interrogent sur le sort de leurs proches engagés depuis 40 ans dans la guérilla kurde.

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Les photos au mur sont un peu jaunies. Mis à part ce détail, la chambre d’Erdal Yasar est la même trente-trois ans plus tard. Ses habits sont soigneusement pliés. Un stylo prend la poussière, pas déplacé d’un centimètre. Sa mère, Hatice, est toujours ronde et souriante, assise à la même place qu’en 1993, quand le jeune homme est parti rejoindre le maquis kurde. Ce jour-là, il a troqué du même coup ses études pour les armes, et son nom pour un patronyme codé : « Mazloum ». Derrière des lunettes fumées, Hatice ne veut plus entendre parler de cet alias de milicien. Ses 64 ans la contraignent désormais à s’appuyer sur le rebord de la table. Quand son fils reviendra, car il va revenir, c’est sûr, dans le petit appartement familial de Diyarbakir, au sud-est de la Turquie, c’est Erdal qu’elle l’appellera. « Ensuite je lui mettrai une claque, et puis je le prendrai dans mes bras » dit-elle.

Le retour des «insurgés», voilà ce à quoi sont confrontés les Kurdes de Turquie après l’adoption…

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