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«Je défends le droit aux vannes, même ratées» : Yann Barthès fait son mea culpa après sa sortie polémique sur la canicule

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Yann Barthès s’est lancé dans une opération déminage en donnant un long entretien au journal La Tribune Dimanche.

Yann Barthès s’est lancé dans une opération déminage en donnant un long entretien au journal La Tribune Dimanche. ㏑alph Wenig/TMC

L’animateur de «Quotidien» a donné une longue interview à La Tribune Dimanche dans laquelle il est revenu sur la séquence qui lui a valu des milliers de messages haineux.

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Dans la France étouffée par la canicule de juin, son trait d’humour n’avait pas du tout amusé. Le 22 juin sur le plateau de son talk-show «Quotidien»Yann Barthès avait indigné téléspectateurs et éditorialistes en s’offrant un petit billet d’humeur sur la vague de chaleur qui enserrait l’Hexagone : «Il est rare de vivre un événement universel. On est tous logés à la même enseigne. Si vous croisez Bernard Arnault, il aura chaud. Un ministre, il aura chaud. Il aura aussi que vous. Ou que votre voisin du dessus ou du dessous...». Trois jours plus tard, l’animateur de TMC avait récidivé et remis une pièce dans la machine infernale, lançant : «Il fait plus de 40 dans les rues de la capitale et dans une bonne partie du pays. Nous avons encore chaud. Tous! Tous chauds! Tous!».

Des milliers de messages haineux plus tard, une pétition appelant à lui «couper la clim», l’été passé et la rentrée approchant, Yann Barthès s’est lancé dans une opération de déminage en donnant un long entretien au journal La Tribune Dimanche . L’occasion d’annoncer les nouveautés de la saison, de décrypter le positionnement de son magazine lors de la présidentielle à venir, mais aussi de clore la polémique de la canicule et de tenter un modeste mea culpa.

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«Ah, la magie des réseaux sociaux, où l’on peut sortir une phrase de son contexte et lancer un shitstorm. C’était une séquence d’humour qui ironisait au départ sur les micros-trottoirs de JT consacrés aux questions météo», décrypte Yann Barthès. Et de reconnaître «Ce magnéto n’a pas été compris, c’est donc qu’il était raté. Mais je défends le droit aux vannes, même ratées». «Est-ce que ça méritait des critiques et qu’on se foute de ma gueule? Certainement. Est-ce que ça méritait autant de haine en ligne, avec des milliers de messages extrêmement violents? Je ne le pense pas», estime Yann Barthès.

«Je ne suis pas pur. Qui l’est?»

Avant de confesser : «Ce climat me fait flipper. Je sais d’où je viens, qui je suis, et ce que je ne veux pas devenir. Et je ne suis pas con au point d’ignorer que le réchauffement climatique aggrave les inégalités sociales». «’Quotidien’ est certainement le talk-show qui a reçu le plus d’experts et de militants sur cette question», plaide Yann Barthès qui confie «se méfier des tribunaux de la pureté». «Je ne suis pas pur. Qui l’est?», admoneste celui qui promet qu’«il ne sera plus à la télé dans dix ans». Il aura alors plus de soixante ans.

Yann Barthès profite aussi de cet entretien à La Tribune pour présenter les nouveautés de la saison. Il annonce l’arrivée dans l’émission de l’humoriste belge Sarah Lélé, de l’écrivain Anne Akrich et de la journaliste de France Inter Manon Mariani. Il confirme également le retour de Salhia Brakhlia, qui interviewera, avec lui, les invités.

Cette saison, traversée par la présidentielle, sera forcément particulière. Yann Barthès entend adopter la même tactique que lors des élections européennes et de faire voter sa rédaction sur le fait d’inviter ou non des personnalités politiques. «Quotidien n’est pas une émission politique. Je ne sais pas pourquoi elle a cette image, les politiques sont obsédés par nous alors qu’on parle de plein d’autres choses», pointe le présentateur. «Si on recevait des candidats à la présidentielle, il faudrait qu’ils soient tous d’accord pour venir. Demandez à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen s’ils accepteraient. Je ne suis pas sûr. Si c’est pour nous envoyer des seconds couteaux, non merci !», prévient-il.

L’animateur revient enfin sur les accusations de «bien-pensance», dont il est régulièrement la cible. «Si être bien-pensant c’est adhérer aux valeurs de progressisme, d’antiracisme, d’humanisme et de défense de toutes les communautés et des minorités, bah OK. Je préfère cela que le contraire. Ce sont des valeurs que l’on m’a inculquées chez moi et à l’école publique», conclut-il.

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