«Attention, pas de flash avec votre appareil photo, sinon nos bonbonnes d’extinction automatique vont se déclencher!» Devant la fosse des déchets incinérables de l’usine Tridel, à Lausanne, les flashs rappellent en effet ceux qui ont crépité au moment du départ d’un incendie la semaine dernière. Malgré une longue liste de mesures anti-feu, allant des sprinklers (gicleurs d’eau) aux canons à mousse, «pour la première fois depuis mon arrivée il y a 7 ans, il a fallu appeler les pompiers, raconte Grégory Vaucher, responsable d’exploitation et délégué à la sécurité. En deux minutes, la fosse était noire de fumée et on sentait la chaleur à travers les vitres.»
L’incendie qui a touché l’usine est incomparable dans son ampleur au sinistre qui a perturbé toute la région lausannoise le week-end dernier dans le centre de recyclage de Thévenaz-Leduc, à Ecublens. Dans les deux cas, des enquêtes sont en cours pour déterminer les causes du feu. Mais nos interlocuteurs laissent peu de place au doute et évoquent la bête noire des centres de gestion des déchets: les batteries au lithium. Si pour ce qui concerne l’incendie d’Ecublens, c’est un amas de véhicules qui est mentionné par la police, le patron conteste fermement. «Les batteries lithium-ion sont sensibles aux changements de température, à l’humidité et aux détériorations. Ce jour-là, les trois éléments étaient réunis», rapporte Dario Balmelli, propriétaire du site de Thévenaz-Leduc. L’enquête tranchera.


11 hour_ago
27






















.jpg)






French (CA)