Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a officialisé dimanche sur TF1 sa candidature à l’élection présidentielle, après une première tentative infructueuse en 2022.
Après un vote favorable des militants du parti à 72%, le maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) a confirmé sa candidature à l’Elysée au JT de TF1, assurant avoir fait «un choix largement réfléchi» et porter «un projet de rupture».
Il rejoint de nombreux candidats sur la ligne de départ à gauche, divisée notamment entre Jean-Luc Mélenchon (LFI), Marine Tondelier (Les Ecologistes) et les candidats de la primaire du pôle socialiste et démocratique comme Raphaël Glucksmann et Olivier Faure.
Candidature après un scrutin interne
«Je connais la France de l’intérieur et je sais les souffrances et les espérances de changement de nos concitoyens, un vrai changement qui va redonner du pouvoir d’achat va respecter les travailleurs. Et c’est pour cela que j’ai fait ce choix-là avec un programme, un projet de rupture pour notre pays», a déclaré Fabien Roussel.
Lire aussi: Face aux patrons, les candidats à la présidentielle débattent pour la première foisA 57 ans, celui qui a perdu son siège de député du Nord en 2024 au profit du Rassemblement national a recueilli 72,06% des voix en faveur de sa candidature dans ce scrutin interne, a indiqué le PCF, qui chiffre la participation à 24 000 votants. 22% des militants s’y sont opposés.
Fabien Roussel avait été réélu début juillet à la tête du PCF à 70,1% des voix, un scrutin sans suspense pour celui qui dirige le parti depuis 2018 et prépare une candidature à la tonalité radicale.
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En 2022, l’ancien journaliste n’avait récolté que 2,28% des suffrages (environ 802 000 voix), confirmant le lent déclin national de son parti. Son score avait suscité les foudres de La France insoumise, dont certains représentants l’ont publiquement accusé d’avoir empêché Jean-Luc Mélenchon d’accéder au second tour.
A quelques jours de la Fête de l’Humanité (11-13 septembre), cette annonce a de nouveau été accueillie sévèrement par les Insoumis. «Chacun prend ses responsabilités», mais «j’espère que tout le monde apprendra de ce qui s’est passé en 2022», où il n’avait manqué que 420 000 voix à Jean-Luc Mélenchon pour se qualifier, a déclaré la présidente des députés LFI Mathilde Panot sur BFMTV.
Lire également: En graphiques – Les deux matchs à suivre dans les sondages à huit mois de la présidentielle françaiseFabien Roussel, lui, a affirmé ne pas souhaiter «parler des autres» durant la campagne, déclinant quelques propositions comme «doubler la part d’industrie dans le PIB», ou encore le doublement «de la production d’électricité nucléaire, renouvelable, hydraulique».
«Le problème de la gauche, c’est qu’elle n’est pas majoritaire dans le pays. Ce que je souhaite, c’est pouvoir contribuer à ce qu’elle redevienne majoritaire», a-t-il lancé.
La candidature fait aussi parler dans les rangs communistes à l’image des 22% d’opposants internes à cette option. «Cette fois il ne fera même pas 2%. Le vote utile va jouer à fond», déplorait un élu PCF en marge du Congrès du parti au début de l’été. Dans une enquête Ipsos/BVA pour Le Parisien samedi, Fabien Roussel obtient entre 2,5% et 3,5% des intentions de vote au premier tour, bien loin derrière Jean-Luc Mélenchon (15 à 17%).
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