Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

« J'ai vu l'horreur » : ancien grand reporter de guerre, Alain raconte son quotidien au cœur des conflits armés

5 hour_ago 31

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Installé près de Rouen, Alain Dubat est un grand reporter de guerre qui a couvert les conflits armés de ces dernières années. En février 2026, il a sorti un livre. Portrait.

Sur le même thèmeMédiasPortraitTémoignage

Article réservé aux abonnés S'abonner

Installé près de Rouen, Alain Dubat est un grand reporter de guerre qui a couvert les conflits armés de ces dernières années. En février 2026, il a sorti un livre.

Installé près de Rouen, Alain Dubat est un grand reporter de guerre qui a couvert les conflits armés de ces dernières années. En février 2026, il a sorti un livre. (©AF/76actu)

Par Adrien Filoche Publié le 2 août 2026 à 18h04

S’il assure qu’il n’est pas une tête brûlée, Alain Dubat a pris dans sa vie plus de risques que le commun des mortels. Installé depuis quatre ans à Houppeville, au nord de Rouen, ce grand reporter originaire de Paris a couvert au cours de sa carrière la quasi-totalité des conflits armés qui ont suivi après la guerre du Vietnam. Passé par l’Iran, le Liban, la Libye, l’Afghanistan ou encore le Rwanda, sa vie s’est nourrie de ces expériences, aussi douloureuses qu’enrichissantes. En février dernier, le journaliste de 71 ans a publié Irina, un livre qui raconte le quotidien de reporters à Sarajevo lors de la guerre de Bosnie-Herzégovine. Ce récit est tiré de ses 24 mois passés dans la capitale bosniaque entre 1992 et 1995. Pour 76actu, Alain Dubat nous parle de son ouvrage et revient sur sa longue épopée de correspondant de guerre, « un métier passionnant et nécessaire ».

L’histoire d’un journaliste sur une zone de guerre

Irina raconte donc l’histoire d’une équipe de télévision plongée au cœur de Sarajevo, « ce sont les coulisses d’un reporter de guerre sur une zone de conflit », explique Alain Dubat. Et d’ajouter : « Je raconte ce que les gens vivent sur place, mais aussi ce que l’on ressent en tant que journaliste au plus près de l’horreur ». Il l’assure, « c’était une guerre effroyable. J’ai vu ce que l’homme pouvait faire de pire. J’ai vu l’horreur ».

Ce livre narre aussi l’histoire d’Irina, une snipeuse serbe qui a vu son mari tué par des Bosniaques. « Irina a vraiment existé. La seule partie romancée, c’est l’histoire d’amour. Tout le reste, c’est du concret, des personnes que j’ai rencontrées, des choses que l’on a vécues », explique le journaliste.

Et puis, c’est également l’histoire de rencontres, « on a vu des familles qui n’avaient rien et qui s’occupaient de nous, qui nous donnaient sans rien attendre en retour. Un jour, on leur a ramené des bananes d’un marché, on avait l’impression de leur donner des lingots d’or. Il y a la guerre, l’horreur, mais aussi une vie souterraine qui continue malgré les combats ».

Ciblé par les balles, 20 impacts sur sa voiture

En 24 mois, Alain Dubat est passé par de multiples émotions. Il se souvient notamment de cette anecdote.

Un soir, on a vu des sortes de moines arriver à Sarajevo. Ils nous ont expliqué qu’il voulait mettre fin au conflit. On leur a dit que c’était très dangereux. Ils ne nous ont pas écoutés. Leur représentant n’a même pas eu le temps de débuter les négociations qu’il s’est pris une balle dans la tête.

Un autre jour, en se rendant en voiture vers une ville voisine de Sarajevo, il a été la cible de balles. « On a compté plus de 20 impacts de balle. Un Serbe m’a demandé si je croyais en Dieu. Il m’a dit que je devrais avec la chance que j’ai eue », raconte le journaliste en souriant.

Au cours de sa longue carrière, Alain Dubat a été blessé à deux reprises, une fois par un éclat d’obus au Koweït, et une fois par balle au Rwanda. « On n’est pas des têtes brûlées, ni des suicidaires, mais on est capables d’endurer plus que la moyenne. Et puis, il faut sentir la situation », explique le journaliste.

« Un métier passionnant et nécessaire »

Hormis les blessures physiques, il y a aussi celles psychologiques, « ce que l’on appelle les blessures invisibles. Beaucoup de collègues ont fini en dépression. C’est difficile, c’est sûr ».

J’ai arrêté en 2016, mais parfois, je me dis que je pourrais repartir. C’est un peu une drogue. Tu as une vraie montée d’adrénaline sur le terrain.

Malgré les tourments, Alain Dubat n’a aucun regret, « c’est un métier passionnant et surtout nécessaire. On a vraiment l’impression de servir à quelque chose ». Mais il faut être prêt à l’endurer car « quand tu pars, tu as ta date de départ, mais pas celle de retour ».

Ce livre est aussi pour lui l’occasion de souligner l’importance de la profession de correspondant de guerre car « si personne ne raconte ce qu’il se passe vraiment sur place, la vérité ne se saura jamais et c’est la porte ouverte à tous les excès, à tous les crimes ».

Les gens voient le reportage d’1m30 qui passe à la télé. Mais pour avoir ces 1m30, il y a un énorme travail en amont, et beaucoup de risques pris.

Il souhaite aussi rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, avant la guerre en Ukraine, il y avait déjà un conflit armé à moins de deux heures en avion de Paris.

Et pour la suite, l’ancien journaliste souhaite écrire un nouveau récit, cette fois-ci sur la guerre au Rwanda, un conflit où il a côtoyé une telle horreur qu’il a bien failli mettre de côté son métier. « C’est certain, il faut être accroché ! »

Suivez l’actualité de Rouen sur notre chaîne WhatsApp et sur notre compte TikTok

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway