Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

"J’ai toujours attendu la mort de ma mère"

1 week_ago 53

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Que les belles-mères soient tellement présentes dans les contes de fées n'est pas dû au hasard. Elles incarnent la mère, mais la haine qui peut exister entre celle-ci et sa fille est trop brutale, trop frontale pour être clairement énoncée.

Dans Faire la peau, Louise Chennevière ne fait, elle, aucun détour comme l'annonce l'incipit : "J'ai toujours attendu la mort de ma mère". Et de nuancer ensuite pour dire que derrière cette attente, on peut osciller entre la terreur et l'espoir, la détresse et le soulagement, la toute-puissance et la soumission… Tout y est, ou presque. Il reste ensuite à raconter cette longue relation, troublante et destructrice, ce lien inextricable, indissoluble.

Rentrée littéraire 2026 : demandez le programme

La mort de sa mère donc. Et plus précisément son enterrement. Comme les jeunes filles qui s'imaginent avancer en robe blanche vers l'autel, elle se voyait toute de noir vêtue derrière le corbillard. "Je ne dis pas que j'espérais ce coup de fil mais je l'attendais car je vivais dans l'idée qu'il allait arriver, en me demandant ce que cela allait provoquer. L'horizon de la mort, la seule qui peut détruire ce lien tellement puissant que rien ni personne ne peut rompre, est là", nous dit l'autrice.

De passage à Bruxelles, elle nous attend paisiblement dans un salon feutré d'un hôtel très dix-septième, à deux pas de la Grand-Place, pour évoquer "cette femme" qu'elle ne nomme plus autrement et avec qui elle a coupé les ponts. Oralement.

Écrit comme une lettre de reproches, une litanie, ce long souffle s'adresse à elle, lui dit la souffrance et l'immense solitude d'une fillette face à la folie et à la violence. Au risque, parfois, de se répéter.

"Défaut d'origine", une confession intime qui bouleverse les Rencontres théâtre jeune public: "Tu peux pas jouer la princesse!"

Le droit de partir

Autrice, chanteuse et musicienne, Louise Chennevière (Paris, 1993) s'imaginait être suivie suite au succès de Pour Britney (P.O.L, 2024), entre autres. Faire la peau a retenu l'attention de jurés du Goncourt et des lecteurs et lectrices. Elle ne s'attendait pas, en revanche, à susciter des réactions aussi virulentes que celle d'une femme désirant la frapper après avoir lu son livre. On ne critique pas impunément la figure maternelle, même en 2026, même à l'heure du féminisme et surtout de l'émancipation, puisque c'est aussi ce dont il s'agit. En revanche, les témoignages de jeunes filles ou de femmes qui ont vécu la même chose qu'elle la confortent dans cet alignement qu'elle ressent par rapport à son récit autobiographique.

Mais quand et comment décide-t-on de prendre la plume pour dire la vérité ? Au moment parfois où meurt une aïeule, comme ce fut le cas lors de la mort de la grand-mère de Louise Chennevière, une femme coupable elle aussi, puisqu'elle a fermé les yeux lorsque sa fille fut victime d'inceste. "Cette mort m'a fait vivre autrement l'histoire familiale, m'a libérée d'une forme de culpabilité vis-à-vis de cette grand-mère que je n'allais pas voir". Que sa mère ait été victime d'inceste explique certaines choses mais ne pardonne rien aux yeux de l'autrice.

Ni les insultes, ni les coups. "Les gens ne voient pas ce qui se passe, comme s'ils ne pouvaient pas remettre en question la toute-puissance d'une mère. On veut l'excuser parce que c'est une femme, parce qu'il est difficile d'être une mère. On pense qu'une mère n'est pas dangereuse. La relation mère fille devient un espace protégé où personne n'a le droit de rentrer".

"Combien de mères ont véritablement désiré leur fille ?" écrit-elle. "C'est une question, pas une affirmation mais j'entends souvent des femmes dire : 'J'étais contente que ce soit un fils' parce qu'elles ont peur de reproduire ce qu'elles ont vécu avec leur mère. Les violences entre mères et filles sont beaucoup plus fréquentes qu'on croit."

L'écriture de Faire la peau a aidé la jeune écrivaine à se sentir mieux, même s'il ne s'agit pas, nous dit-elle, d'une baguette magique. La guérison est un long processus. Du haut de ses 33 ans, Louise Chennevière n'a pas d'enfant et son parcours n'y est peut-être pas étranger, mais elle souhaite dire à toutes les petites filles qui souffrent qu'elles ne sont pas seules, qu'elles ont le droit de s'en aller, de couper les ponts, de vivre leur vie.

Faire la peau | Récit | Louise Chennevière, P.O.L, 287 pp.

EXTRAIT

"Ça me faisait toujours pleurer, parce que même si ça se passait si mal, même si souvent je lui disais je ne veux plus la voir, moi, c'était pas du tout, du tout ce que je voulais, que tu meures. Et j'ai été toute mon enfance coincée entre ce ne plus vouloir te voir et ne pas vouloir te perdre, entre ne plus vouloir que tu me touches et ne pas pouvoir renoncer à toi".

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway