La question est lancinante – dans les médias, dans les esprits. «A-t-on le droit de critiquer Israël?» Au fond, cette question ne devrait même pas exister. Il apparaît en effet absurde, quand on y pense, d’imaginer qu’il puisse y avoir un gouvernement sur cette terre, ou un dirigeant politique, qui serait au-dessus de tout jugement et n’aurait jamais à rendre compte de ses actes. Inattaquable, par principe.
«A-t-on le droit de critiquer Israël?» D’un point de vue légal, dans nos démocraties, rien ne s’y oppose évidemment. Mais engagée sur le terrain moral, la sanction ne s’en fait pas moins violente: l’accusation d’antisémitisme tombe alors comme un couperet cinglant, que certains espèrent encore dissuasif.


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