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International 04/06/2026 05:50 Actualisé le 04/06/2026 07:48
Négocié sous médiation américaine à Washington, cet accord prévoit aussi de nouvelles discussions en juin pour tenter d’aboutir à un cadre de sécurité plus durable.
Par Anne-Fleur Andrle avec AFP

OLIVER CONTRERAS / AFP
Des représentants israéliens, libanais et américains réunis au département d’État à Washington le 3 juin 2026, après l’annonce d’un accord prévoyant un cessez-le-feu et la création de « zones pilotes » placées sous le contrôle exclusif de l’armée libanaise.
Israël et le Liban ont-ils trouvé le début d’une sortie de crise ? Après deux jours de discussions organisées à Washington sous médiation américaine, les deux pays ont annoncé dans la soirée de mercredi 3 juin un accord prévoyant la mise en œuvre d’un cessez-le-feu et la création de « zones pilotes » placées sous le contrôle exclusif de l’armée libanaise.
Ce développement intervient après de nouvelles frappes israéliennes qui ont fait au moins 10 morts mercredi au Liban et après de nouveaux tirs revendiqués par le Hezbollah contre Israël, qui a menacé de frapper la banlieue sud de Beyrouth en cas d’attaque contre son territoire.
L’application du texte sera toutefois subordonnée « à l’arrêt complet des tirs du Hezbollah » - qui rejette ces discussions - et à « l’évacuation » de tous les membres du mouvement libanais du secteur situé au sud du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël, a-t-on ajouté.
Mais la principale nouveauté de l’accord réside dans la création de « zones pilotes » dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront seules leur autorité. Aucun acteur armé non étatique ne pourra être présent dans ces secteurs : le Hezbollah devra donc en être exclu.
Pour Washington, Beyrouth et Jérusalem, cette mesure va servir de test avant une éventuelle extension de dispositif à d’autres zones du pays.
Un message politique au Hezbollah et à l’Iran
Les trois parties affirment que l’avenir des relations entre Israël et le Liban ne peut être déterminé que par les gouvernements des deux pays en question, et non par des acteurs extérieurs. Une formule qui vise implicitement le Hezbollah et son principal soutien régional, l’Iran.
Cette question était au cœur des discussions depuis plusieurs mois. Quelques heures avant l’annonce de l’accord, Donald Trump avait d’ailleurs insisté sur sa volonté de « séparer » les négociations concernant le Liban de celles menées en parallèle avec Téhéran.
L’accord est présenté comme une première étape. Les deux pays voisins ont d’ores et déjà accepté de participer à de nouveaux pourparlers au cours de la semaine du 22 juin afin de tenter d’atteindre « un accord global de paix et de sécurité ».
Mais le Hezbollah a affirmé tôt ce jeudi avoir lancé des roquettes contre l’armée israélienne à Al-Qantara, dans le sud du Liban, puis avoir visé avec deux drones un poste de commandement israélien situé à proximité du château historique de Chqif, dans le sud du Liban. Un média libanais a pour sa part rapporté des frappes israéliennes.
Un cessez-le-feu est déjà censé être en vigueur entre Israël et le Hezbollah depuis le 17 avril mais il a été largement bafoué. Et Israël a intensifié et étendu ces derniers jours son offensive, suscitant des risques que ces combats ne contribuent à un nouvel embrasement de la guerre au Moyen-Orient au moment où les négociations entre Washington et Téhéran patinent.


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