Le gouvernement français avait dénoncé « une action d’intimidation extrêmement grave » à l’encontre de deux diplomates en Iran, dont l’un avait été « molesté ».

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 11:22 | mis à jour aujourd'hui à 15:36 - Temps de lecture :

Emmanuel Macron et Pierre Cochard, l'ambassadeur de la France en Iran, lors du retour en France des ex-otages Cécile Kohler et Jacques Paris, en avril 2026. Photo Sipa/Tom Nicholson/AP Emmanuel Macron et Pierre Cochard, l'ambassadeur de la France en Iran, lors du retour en France des ex-otages Cécile Kohler et Jacques Paris, en avril 2026. Photo Sipa/Tom Nicholson/AP

L’ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour « ingérence », a indiqué ce lundi ce dernier, après la détention de deux diplomates français en poste dans la capitale iranienne. « Hier [dimanche], l’ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué au ministère des Affaires étrangères, où il a été souligné que le gouvernement français devait cesser de telles actions et de telles ingérences dans les affaires intérieures de l’Iran sous des appellations trompeuses », a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baqhaï, lors d’un point de presse hebdomadaire. Selon lui, les deux diplomates français ont mené des activités « qui n’étaient en aucun cas justifiées » et ont « interféré dans les affaires intérieures de l’Iran sous le prétexte de s’engager avec la société civile ».

Le 20 juillet, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé « une action d’intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens » à l’encontre de deux diplomates, dont l’un avait été « molesté ». D’après le ministre français, les diplomates ont été « détenus sans raison pendant plusieurs heures » et « interrogés », en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne.

Le chargé d’affaires iranien en France avait été convoqué au Quai d’Orsay mardi dernier. Les autorités iraniennes ont démenti l’agression, affirmant que les diplomates n’avaient été que « brièvement interrogés » par les services de sécurité, après avoir participé à une « réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités ».

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