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En Iran, les manifestations à travers le pays ont entrainé une violente répression de la part du régime. Dans un discours prononcé samedi 17 janvier, l'Ayatollah Khamenei attribue les victimes au président américain Donald Trump.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Des partisans de la République islamique continuent de scander "Mort à l'Amérique" et tiennent des propos loin d'être ceux de l’apaisement. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, dénonce samedi 17 janvier un complot américain derrière les manifestations et menace une nouvelle fois les protestataires : "La nation iranienne doit briser le dos des séditieux tout comme elle a brisé le dos de la sédition. Le président américain est le responsable de cette rébellion." La réponse de Donald Trump n'a pas tardé. Dans une déclaration forte à un média américain, il affirme, le soir même, qu'il est temps pour l'Iran de changer de pouvoir.
Difficile de connaître le niveau actuel de mobilisation. Les images arrivent toujours au compte-gouttes et sont souvent datées de quelques jours. Difficile aussi de connaître le bilan exact des victimes. Les autorités reconnaissent des milliers de morts. De l'autre côté de la frontière, en Irak, l'équipe de France 2 a pu recueillir le témoignage de deux habitants de Téhéran. Ils ont quitté le pays il y a quelques jours pour rejoindre les rangs d'une milice kurde, prêts à la lutte armée.
L'un d'eux, cuisinier, a manifesté. Dans ses yeux, il reste les images de la répression : "J'ai vu une fille devant moi tuée par balles et les forces de sécurité ont jeté son cadavre dans un camion. Je l'ai vu de mes propres yeux. Ils tiraient même sur les femmes et les enfants alors qu'on n'était pas armés. Ils avaient des kalachnikovs et des mitrailleuses. Ils étaient sans pitié. Moi, la plupart de mes amis ont été tués ou arrêtés."
Raman, 23 ans, était vendeur de chaussures. Il souhaite la chute du régime iranien. Mais manifester, dit-il, est devenu trop risqué : "Je pensais que je serais le prochain sur la liste à être tué. Je suis parti me battre autrement. Parce que dans ce pays, on est tous des morts vivants." Les images officielles tournées jeudi 15 janvier à Téhéran montrent une capitale calme, loin de sa frénésie habituelle. Le pays reste en suspens.


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