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RÉCIT - Saturés par les breaking news venus du Moyen-Orient, radios et chaînes de télévision ont moins de place sur les antennes pour traiter des enjeux de ces scrutins locaux. Résultat, l’élection, qui se déroulera le 15 et 22 mars, glisse à l’arrière‑plan.
Passer la publicitéEn 2020, les élections municipales avaient été happées par le Covid, noyant les débats sous un déluge de courbes épidémiques. Six ans plus tard, le scrutin tente cette fois de se frayer un chemin entre deux cartes du Moyen-Orient. À huit jours du premier tour, le constat est unanime: «la guerre en Iran écrase tout», tranche Guillaume Debré, le directeur général de LCI. Et sa «première victime collatérale dans les médias, c’est évidemment la place réservée aux élections municipales», résume-t-il. Même diagnostic chez CNews. La campagne a «purement et simplement disparu des conducteurs des chaînes info», reconnaît Thomas Bauder, son directeur de l’information.
Depuis le week-end dernier, les grilles des matinales de radio, des grands JT sur TF1 et France 2 et des chaînes d’info ont toutes volé en éclat pour accueillir le fracas de la crise iranienne. LCI a déprogrammé en urgence Rachida Dati, Sarah Knafo et Emmanuel Grégoire, tous candidats à la mairie de Paris, dont les interviews avaient…


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