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Plus de 1750 élèves de Rouyn-Noranda pourront bénéficier d’une offre alimentaire élargie dès l’an prochain, dans le cadre du projet Connecter pour alimenter la jeunesse, coordonné par Ville et villages en santé Rouyn-Noranda.
En cours depuis l’automne dernier, le projet a déjà franchi quelques jalons, dont la mise en place d’un service de soupes solidaires, la distribution de berlingots de lait et de collations santé fournies par des producteurs locaux.
Grâce à un financement de 228 000 $ du ministère de l’Éducation, les partenaires travaillent maintenant en vue de l'implantation d’un service de repas chaud à faible coût au sein de neuf écoles primaires de Rouyn-Noranda.

Kathleen Baldwin est directrice de Ville et villages en santé Rouyn-Noranda.
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
Kathleen Baldwin, directrice de Ville et villages en santé Rouyn-Noranda, indique qu’il s’agira d’une tarification sociale et que le prix par repas variera entre un et six dollars, à la discrétion des parents, qui choisiront le tarif selon leurs moyens.
C’est pour ça qu’on parle d’un système universel. Pour les parents qui ont moins les moyens, il va quand même y avoir un faible coût, alors que si les parents ont la capacité de payer, ils vont pouvoir payer le juste prix ou même donner plus, pour s’assurer que tout le monde puisse avoir le même repas, peu importe les moyens qu’on a, fait-elle observer.

Neuf écoles primaires de Rouyn-Noranda vont bénéficier du programme. (Photo d'archives)
Photo : Reuters / Fabrizio Bensch
Anne-Frédérique Karsenti, directrice générale du Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda (CSSRN), souligne que ce sont les milieux les plus défavorisés qui ont été sélectionnés pour lancer le projet.
Elle précise que tous les enfants des écoles choisies auront accès aux repas chauds, afin d’éviter la stigmatisation.

Anne-Frédérique Karsenti est la directrice générale du Centre de services scolaire de Rouyn-Noranda.
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
C’est pour l’élève lui-même et son sentiment à lui de valorisation, il n’a pas envie d’être stigmatisé. Tout le monde a droit à la même chose, tout le monde a les mêmes repas, ça donne justement un sentiment de valorisation pour ces enfants-là, explique-t-elle.
On ne fait pas de discrimination. Tous les enfants ont droit soit au berlingot, à la soupe populaire et éventuellement la Cantine pour tous qui va rentrer dans nos écoles.
Mettre à profit les entreprises locales
Selon Kathleen Baldwin, il était important de mettre à profit les entreprises locales dans la mise en place du projet. Des traiteurs et des producteurs locaux agiront ainsi comme fournisseurs.
De soutenir nos producteurs locaux, ça fait partie de notre vision en lien avec le développement durable. On peut mettre à profit l’ensemble de nos producteurs pour répondre aux besoins des enfants. De part et d’autre, ça répond aux besoins, dit-elle.
Parmi les entreprises qui ont contribué au projet, figure Rembourrages Experts Amobi, qui s'est engagée avec une somme de 25 000 $ pour les deux prochaines années.

Le directeur général de Rembourrages Experts Amobi, Stéphane Brown, encourage les entreprises à participer au programme.
Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir
Le directeur général, Stéphane Brown, explique que chaque mardi, un groupe de six à huit employés se déplace dans une école primaire pour servir la soupe solidaire.
L’enfance, c’est quand même notre avenir à Rouyn-Noranda. Ce sont des personnes qui éventuellement vont travailler dans nos entreprises. J’en profite pour envoyer un appel à toutes les entreprises, de former une équipe et d’aller faire du bénévolat dans les écoles. C’est gratifiant, c’est le fun, et les enfants sont super contents, conclut-il.


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