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La candidate du Parti libérale du Québec (PLQ) à l’élection partielle dans Chicoutimi, Tricia Murray, appuie les travailleurs et le syndicat de l’usine de papier de Domtar à Kénogami. Ces derniers craignent que leur avenir soit menacé à la suite du transfert de propriété des centrales hydroélectriques de Saguenay dans une nouvelle société en commandite appartenant au même propriétaire.
Elle appuie également la Ville de Saguenay, qui a mis en vigueur un droit de préemption pour faire l’acquisition des barrages si jamais ils sont mis en vente.
Tricia Murray a souligné qu’elle était la seule candidate à l'élection du 23 février à répondre présente au conseil municipal de Saguenay, mardi, où la sortie des élus s’est faite.
Pour moi, il est essentiel d’être sur le terrain et à l’écoute des citoyens de Chicoutimi et de toute la région. Les enjeux soulevés lors de ce conseil municipal sont prioritaires, a-t-elle d’abord fait savoir par voie de communiqué.

Le candidat à la chefferie du PLQ, Charles-Milliard, a assisté au conseil de ville de Saguenay, mardi midi.
Photo : Radio-Canada / Jonathan Lamothe
Elle accompagnait le candidat à la chefferie du PLQ, Charles Milliard.
Les événements des derniers jours démontrent que le gouvernement agit en vase clos, sans écouter la population, alors qu’une usine de plus de 200 employés risque de fermer et d’être délocalisée. Les ressources de la région doivent rester dans la région, a-t-elle poursuivi, en faisant référence aux craintes des travailleurs que l’argent provenant de la vente d’électricité serve à financer un projet de Domtar à Gatineau.
Rappelons que du côté de Domtar, l’entreprise assure que l’opération est une simple réorganisation corporative interne qui pourrait notamment ouvrir des options de financement additionnel.
À l’Assemblée nationale
Par ailleurs le ministre responsable du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Eric Girard, a répondu à l’Assemblée nationale à une question du député péquiste de Jean-Talon, Pascal Paradis, qui met en cause le projet de loi 69 adopté par la Coalition avenir Québec qui permet la vente d’électricité d’entreprise à entreprise.
Effectivement, il y a eu des changements au niveau des actifs, ce qui est tout à fait des choses normales. Mais, en aucun temps, les barrages n'ont été vendus, en aucun temps, l'entreprise n’a cédé ses barrages. En ce moment, ils ont des droits et des obligations qu’ils doivent respecter au niveau des baux hydrauliques. Le gouvernement est en contrôle à ce niveau-là et ils ont l'obligation de maintenir les emplois dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, a-t-il souligné à son adversaire.

Si jamais Domtar ferme son usine de papier de Kénogami, le bail qui lui permet de produire de l'électricité sera résilié. (Archives)
Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais
L’entreprise a des obligations d’investissement et d’utiliser l’énergie produite par ses centrales sur la rivière Shipshaw pour ses usines de Kénogami et Alma. Ces obligations sont contenues dans le bail d’allocation des forces hydrauliques adopté sous forme de loi en 2020. Cette loi précise qu’en cas de fermeture d’une de ses usines à Saguenay, Alma et Saint-Félicien, le bail serait automatiquement résilié.
Par contre, les trois centrales exploitées sur les rivières Chicoutimi et aux Sables à Saguenay n’ont pas de tel bail.
Le plan d’investissement de l’entreprise est toujours attendu pour la suite des choses. Celui de 2023 indiquait que le futur de l’usine de Kénogami est déjà défini : il s’articulera autour de la fabrication de filaments de cellulose. Il est permis de croire aujourd’hui que cette option n’a pas su trouver de débouchés.


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